Parce qu’ils donnent à voir des paysages uniques au monde et permettent d’éprouver des sensations à nulles autres pareilles, les sentiers d’altitude fascinent.
Si tous ne sont pas accessibles aux randonneurs amateurs, les quatre treks présentés dans la suite de cet article peuvent être arpentés par tous les bons marcheurs curieux de goûter à l’ivresse de l’altitude.
Tour des Annapurna, Chemin de l’Inca, John Muir Trail et Traversée du Zanskar, prenons de la hauteur sur quelques-uns des plus beaux treks d’altitude de la planète.
#1 Le tour des Annapurna (Népal) : l’ivresse de l’altitude accessible au plus grand nombre
- Distance : 191 km
- Dénivelé : 6 800 m D+
- Durée : 14 à 16 jours
- Niveau : modéré à soutenu
Au Népal, l’Annapurna n’est pas qu’un simple sommet.
De son arête immense se détachent six sommets principaux perchés entre 7 000 et 8 000 mètres d’altitude.
Pour ceux que l’altitude n’effraie pas, le tour des Annapurna est peut-être la plus belle randonnée au monde.
Il faut dire que l’itinéraire concentre tout ce dont peut rêver un randonneur : des paysages splendides sans cesse renouvelés, des hébergements en nombre, une multitude de villages pour se ravitailler et, mieux encore, une ascension progressive garantie d’une acclimatation en douceur.
Le point d’entrée de la randonnée se situe en effet à moins de 800 mètres d’altitude.
Le chemin s’élève ensuite progressivement jusqu’à son point culminant à 5 416 mètres, au col Thorung.
Cette marche d’approche fait du Tour des Annapurna l’un des seuls treks d’altitude accessibles au grand public.
Depuis la vallée de la Marsyangdi, jusqu’à Naya Pul via les cols du versant nord, la Kali Gandaki et Ghorepani, la géographie des paysages y est impressionnante.
Rizières de basse vallée, vues imprenables sur les cols himalayens à l’ambiance lunaire, splendides villages et rencontres avec les peuples de haute altitude sont la promesse d’une aventure népalaise exceptionnelle.
Condition physique
Le tour des Annapurnas ne présente pas de difficulté technique majeure et les étapes régulières permettent de s’acclimater progressivement aux effets de l’altitude.
Le trek est donc accessible aux bons marcheurs en capacité d’absorber 7 000 mètres de dénivelé positif en une quinzaine de jours.
Quand partir ?
Misez de préférence sur octobre et novembre. Les températures sont parfaites pour randonner et l’atmosphère est paradisiaque dans les hautes vallées.
Le mois d’avril offre également des températures correctes.
#2 Le chemin de l’Inca (Pérou) : un sentier d’altitude mythique
- Distance : 39 km
- Dénivelé : 2 400 m D+
- Durée : 4 jours
- Difficulté : modérée à soutenue
Le chemin de l’Inca ou El Camino Inca est une des plus célèbres randonnées d’altitude au monde.
Empruntant l’une des deux routes historiques construites par les Incas depuis Cusco jusqu’au Machu Picchu, son tracé évolue rarement en dessous de 3 000 mètres d’altitude.
Le point le plus haut de l’itinéraire mène lui à 4 198 mètres au-dessus de la mer lors du passage du col Warmi Wanusca. Une période d’acclimatation d’au moins trois jours est donc obligatoire à Cusco avant de rejoindre le point de départ à 2 650 mètres d’altitude, au Km 82.
De là, les paysages qui s’enchaînent sont tout simplement splendides. Montagnes enneigées et jungle florissante constituent la majorité de ce décor naturel péruvien, avant une arrivée en majesté dans l’ancienne cité inca.
Réservation obligatoire sur El Camino Inca
Le sentier El Camino Inca a été fermé aux randonneurs solitaires au début des années 2000 afin de préserver le site devenu trop touristique.
De nos jours, le trek se fait obligatoirement dans le cadre d’un voyage organisé par une agence ou en compagnie d’un guide agréé.
Seules 500 personnes sont autorisées à prendre le départ chaque jour (200 touristes, 300 guides et porteurs). Pensez à réserver plusieurs mois à l’avance.
Quand partir ?
De fin mai à mi-septembre, la saison sèche permet de randonner dans de bonnes conditions, malgré quelques jours de pluie par mois.
Le trek reste possible de mi-septembre à mi-janvier. En dehors de ces périodes, la saison des pluies rend les sentiers difficilement praticables.
#3 Le tronçon nord du John Muir Trail (États-Unis) : trek sur les hauteurs de la Sierra Nevada
- Distance : 187 km
- Dénivelé : 6 000 m D+
- Durée : 11 jours
- Difficulté : modérée
Depuis la vallée du Yosemite jusqu’au Muir Trail Ranch, le tronçon nord du John Muir Trail propose une échappée de 187 km sur la ligne de crête de la Sierra Nevada.
Ce chemin de randonnée parmi les plus réputés des États-Unis traverse nombre de célèbres parcs nationaux et se montre plus accessible que d’autres traversées mythiques des USA (Appalachian Trail, Pacific Crest Trail notamment).
Son point culminant à 3 370 mètres en fait une rando d’altitude accessible, faite de cols rocailleux et de prairies enchanteresses.
Un sentier d’autant plus praticable que ses chemins ont été conçus à l’origine pour permettre le passage des chevaux.
Bien entretenu et bien balisé, il assure une traversée des paysages sauvages de la Sierra Nevada dans d’excellentes conditions.
Bon à savoir : comptez 21 jours de marche pour effectuer l’intégralité du John Muir Trail.
La logistique sur le John Muir Trail
L’hébergement se fait principalement sous tente, sur les emplacements aménagés.
Côté ravitaillement, l’approvisionnement se fait en amont. Les randonneurs optent généralement pour la confection de paquetages contenant des denrées non périssables qu’ils se font envoyer sur des points d’étapes.
Ce système permet de limiter le portage à trois jours de victuailles en moyenne.
Quand partir ?
La période favorable se situe entre mi-juillet et début septembre. La fenêtre est courte, mais les conditions météo sont souvent très favorables.
#4 Traversée du Zanskar (Inde) : au-dessus de 3 500 mètres d’altitude de monastère en monastère
- Distance : 138 km
- Dénivelé : 5 400 m D+
- Durée : 10 jours
- Difficulté : soutenue
Depuis le monastère de Lamayuru jusqu’à celui de Karsha, la traversée du Zanskar enchaîne vallées reculées, villages isolés et cols ornés de drapeaux à prière.
L’intégralité du trek se déroule au-dessus de 3 000 mètres d’altitude, avec un point culminant à 4 960 mètres au col Sengge La.
À l’exception de quelques passages vertigineux, le sentier se montre accessible à tout bon randonneur.
Cependant, rares sont ceux qui échappent aux effets de l’altitude du fait de l’absence de marche d’approche.
Un minimum de trois jours d’acclimatation à Leh est donc vivement conseillé.
Vous pourrez ainsi profiter de toute la beauté des lieux marqués par le contraste entre les oasis de verdure en fond de vallée et les montagnes minérales alentour.
La partie centrale de l’itinéraire, à la fois escarpée, isolée et élevée, est tout simplement splendide.
Sur la route, nombre de monastères méritent également une visite.
Quand partir ?
Optez pour la période de juin à mi-octobre, lorsque les pluies se font rares. Un départ en juillet et août permet par ailleurs de profiter des tea-tents pour se ravitailler en cours de route.
Prévenir le mal aigu des montagnes (MAM)
Randonner en altitude demande à prendre des précautions.
Au-delà de 2 500 mètres d’altitude, certains randonneurs peuvent déjà manifester des symptômes du mal aigu des montagnes : maux de tête, vertiges, vomissements, difficultés respiratoires, etc.
Dans ce cas, il convient d’arrêter l’ascension et de redescendre pour laisser au corps le temps de s’habituer, voire d’arrêter le trek dans les cas les plus graves.
S’il reste impossible de prédire qui sera touché par le MAM, plusieurs précautions contribuent à prévenir le mal de l’altitude (acclimatation, hydratation, etc.).
Renseignez-vous avant votre départ afin de goûter à l’ivresse de l’altitude en toute sécurité.






Etonnant !
Aucun trek d’altitude dans les Alpes ???
Ou plus généralement en Europe ?
🙄
Bonjour l’empreinte carbone avec les treks proposés. Il faudrait être un peu plus ecoresponsabke Donc tres bonne remarque, pourquoi rien dans les Alpes, ni dans les Pyrénées.