On entend souvent que la randonnĂ©e est ultra-bĂ©nĂ©fique pour la santĂ© mentale comme physique et c’est un fait indĂ©niable.
Mais on se pose moins souvent la question de ses répercussions négatives pour la santé.
Bien que peu nombreuses, il en existe tout de mĂȘme quelques-unes et notamment lorsque cette discipline est pratiquĂ©e de façon incorrecte ou excessive.
Voici les risques et nos solutions pour pratiquer quotidiennement en toute sérénité.
Attention aux blessures musculo-squelettiques
Blessures, douleurs, elles sont souvent inévitables en rando
On appelle blessures musculo-squelettiques les blessures qui affectent les os, les muscles, les articulations et les tissus conjonctifs, tels que les ligaments et les tendons.
Autrement dit, il s’agit des entorses, foulures, fractures, douleurs articulaires, tendinites ou encore du syndrome du tunnel carpien.
Ces blessures peuvent se produire pour diffĂ©rentes raisons, un traumatisme soudain, une surutilisation, un stress musculaire excessif, les mouvements rĂ©pĂ©titifs, une inflammation, l’utilisation prolongĂ©e des bĂątons de rando, un sac Ă dos mal ajustĂ©, etc.
Comment limiter les risques ?
En randonnant quotidiennement, vous augmentez leur risque de survenance, mais avec quelques astuces, il est possible de lutter contre ces douleurs :
- Il est absolument essentiel de bien vous échauffer avant chaque randonnée pour préparer vos muscles aux efforts intenses qui leur seront réclamés ;
- Il est fondamental de prendre le temps de vous Ă©tirer aprĂšs votre marche afin d’Ă©viter les courbatures et que les tensions ne s’intensifient et persistent ;
- Apprenez à repérer quand vous vous sentez trop fatigué physiquement ou mentalement, car ces moments sont propices aux chutes ;
- En cas de douleurs persistantes, consultez un mĂ©decin afin d’obtenir un diagnostic et un traitement pour Ă©viter que celles-ci ne s’enveniment.
L’utilisation de bĂąton doit Ă©galement ĂȘtre Ă envisager !
Gare aux ampoules et abrasions qui sâaggravent
Des problÚmes cutanés qui peuvent gùcher vos randonnées
Les ampoules se forment lorsqu’il y a une pression rĂ©pĂ©tĂ©e au mĂȘme endroit ou un frottement excessif, et apparaissent le plus souvent au niveau des pieds.
Les abrasions, quant Ă elles, sont des Ă©raflures Ă©pidermiques superficielles pouvant ĂȘtre causĂ©es par le port de vĂȘtements mal ajustĂ©s irritant la peau pendant le trek.
Ces problĂšmes cutanĂ©s sont courants en randonnĂ©e, notamment en cas de longues marches, ils peuvent ĂȘtre rĂ©ellement inconfortables et mĂȘme s’infecter s’ils ne sont pas traitĂ©s convenablement.
Plus grave, pour soulager un pied endolori, on a tendance Ă mal marcher, ce qui peut ĂȘtre Ă l’origine de nouvelles blessures.
Lire aussi : Comment éviter les ampoules aux pieds en randonnée ?
Lutter avec un équipement adapté et des soins immédiats
Vos chaussures doivent ĂȘtre adaptĂ©es Ă la morphologie de vos pieds et Ă votre style de marche. Elles se doivent d’ĂȘtre absolument confortables.
Les chaussettes spĂ©ciales randonnĂ©es permettent, quant Ă elles, d’aider Ă Ă©vacuer la transpiration et de limiter les frottements rĂ©pĂ©titifs.
Les vĂȘtements, eux, ne doivent pas ĂȘtre trop serrĂ©s et il est recommandĂ© d’opter pour des tissus anti-transpirants.
Avec un équipement adapté, les risques sont minimisés mais pas inexistants, il est donc important de rester vigilant :
- Inspectez réguliÚrement les zones de frottement ;
- Traitez correctement les ampoules (protection avec un bandage ou pansements, désinfection, etc.) ; etc.) ;
- Emportez toujours une paire de chaussettes de rechange pour pouvoir en changer lorsque les vĂŽtres sont trop humides ;
- Utilisez de la crÚme anti-frottement sur les zones concernées (intérieur des cuisses, dessous des bras, torse et poitrine, pieds) ;
- Accordez-vous quelques jours de pause pour laisser à votre peau la possibilité de se remettre de cette agression.
Les troubles gastro-intestinaux, le poison des randonneurs
Des risques pour l’estomac
Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs intestinales peuvent faire partie du lot des randonneurs.
Ces problÚmes sont essentiellement causés par une nutrition et une hydratation inadaptées compliquant la digestion.
En trek, on a tendance Ă manger des aliments trop lourds, Ă ne pas se prĂ©parer des repas de qualitĂ© et Ă se retrouver parfois Ă boire de l’eau contaminĂ©e pouvant engendrer une infection bactĂ©rienne.
5 astuces pour prendre soin de vos intestins en rando
- Hydratez-vous rĂ©guliĂšrement tout au long de votre randonnĂ©e, et mĂȘme lorsque vous ne ressentez pas la soif. Vous transpirez, vous marchez sur le soleil, le corps perd de son eau et il faut la compenser ;
- Partez toujours avec des pastilles d’eau filtrantes qui Ă©liminent les bactĂ©ries ;
- Optez pour des aliments lĂ©gers, faciles Ă digĂ©rer et capables de vous apporter un maximum d’Ă©nergie, comme les glucides complexes par exemple. Pour les collations, privilĂ©giez les fruits secs ou frais et les barres Ă©nergĂ©tiques ;
- Ăvitez les aliments trop gras ou Ă©picĂ©s ainsi que les irritants gastro-intestinaux (cafĂ©, alcool, produits laitiers, etc.) ;
- Consommez des Ă©lectrolytes. Ceux-ci sont d’une grande efficacitĂ© pour maintenir l’hydratation, favoriser l’absorption de l’eau, lutter contre le dĂ©sĂ©quilibre Ă©lectrolytique, fournir de l’Ă©nergie et Ă©viter les troubles digestifs.
Le surmenage physique et mental ne doit pas ĂȘtre sous-estimĂ© !
Attention au burn out du randonneur
En cas de pratique excessive, on Ă©puise son corps sans lui laisser de temps de rĂ©cupĂ©rer, on force sur les mĂȘmes muscles chaque jour, on affronte des situations pouvant ĂȘtre parfois stressantes et dangereuses, on se met la pression pour ĂȘtre performant.
Bref, on cumule stress physique, stress mental et fatigue intense, et on atteint un état de surmenage.
Apprenez à vous ménager
Votre corps est capable de fournir des efforts insoupçonnés sous réserve que vous lui laissiez le temps de se requinquer.
Pour cela, vous devez soit vous octroyer des jours de break, soit vous accorder des séances plus courtes et plus douces. Vous préservez ainsi autant vos muscles, votre santé mentale que votre plaisir à randonner.
Soyez Ă©galement Ă l’Ă©coute de vos besoins, si vous ĂȘtes fatiguĂ©s, endoloris, pas motivĂ©, il ne sert Ă rien de forcer.
Les clés à emporter
Il n’y a pas mieux que la marche pour entretenir sa santĂ© et il n’y a absolument aucun problĂšme Ă la pratiquer quotidiennement.
Le seul risque réside dans les effets néfastes de la pratique excessive.
Pour les Ă©viter, soyez bienveillant avec vous-mĂȘme, entretenez votre plaisir et rĂ©duisez la distance et/ou la cadence au besoin.






Dans votre article vous dites :
« Il est fondamental de prendre le temps de vous Ă©tirer aprĂšs votre marche afin dâĂ©viter les courbatures et que les tensions ne sâintensifient et persistent ; »
Les étirements ne feront jamais passer une seule courbature.
Ne vous étirez surtout pas aprÚs votre marché. Vos muscles seront fatigués et en plus en les étirant vous allez casser encore plus de fibres musculaires..
Par contre insĂ©rer rĂ©guliĂšrement dans votre semaine d’Ă©tirements ou de yoga mais complĂštement dĂ©connectĂ© de vos sorties rando.
Sportivement votre
Vincent
Effectivement, c’est une erreur faite classiquement (et je tiens cette info d’un mĂ©decin fĂ©dĂ©ral) mais il est dĂ©cevant de la trouver sur ce blog. Ăa ne fait pas trop sĂ©rieux.
Bonjour tout est question quand on commence d’ ĂȘtre a l’Ă©coute de son corps et des sensations ! Pour ma part je marche quasi quotidiennement j’ ai a mon actif beaucoup de treck et randonnĂ©e au long cours et je m’Ă©tire toujours le lendemain ou plus tard en soirĂ©e, comme le dit Vincent !Je pense que comme tout sport ou activitĂ©s physiques il faut apprendre l’alphabet avant de pouvoir lire .a bon entendeur .
David passionné de sport nature
Je trouve vos conseils trĂšs pertinents. Quelques petits trucs pour moins souffrir, pour aider Ă trouver un second souffle. La respiration : s’entraĂźner Ă respirer en bougeant le ventre, et par le nez. Le rythme : dĂ©marrer le plus lentement possible, puis adopter un rythme qui vous convient, la respiration doit rester libre. Un bon rythme est celui qu’on pourrait conserver durant des heures sans s’arrĂȘter. Mais bien sĂ»r faire des pauses. Des auto-massages lors des grandes randonnĂ©es : aux moments de pause, se masser les jambes, les cuisses, mobiliser les deux rotules dans tous les sens.
Bonjour, rĂ©sidant en haute corse le dĂ©nivelĂ© dans cette partie de la corse est trĂšs important. L’intĂ©rĂȘt d’espacer ses randonnĂ©es et de respecter son corps. Mais on ne se lasse pas et cela vide la tĂȘte.