Parcourir la baie de Saint-Brieuc lors d’une randonnée accessible, c’est s’offrir une expérience sensorielle unique. Ici, l’océan vient épouser un doux relief vallonné. À chaque détour, se dévoilent des plages confidentielles, des falaises sculptées par les éléments et les traces d’un riche passé historique. Ce parcours d’environ 8 km, dessiné autour de Plérin, séduit autant les amateurs de balade facile que les passionnés de biodiversité et de patrimoine local.
Où commence l’aventure sur les sentiers de Plérin ?

Le départ s’effectue rue du Roselier, un point stratégique pour accéder rapidement au littoral tout en restant proche du cœur de Plérin. Dès les premiers pas, le sentier parfaitement balisé offre toute la sécurité nécessaire, même pour les randonneurs débutants ou les familles. Le marquage alterne entre les couleurs rouge et blanc près des côtes puis jaune à mesure que l’on progresse dans les terres.
Dès la mise en jambe, l’ambiance change radicalement grâce aux points de vue dégagés sur la baie. L’horizon s’étend, révélant des strates géologiques fascinantes et l’abondance d’une nature préservée, où les nuances de bleu, de vert et de gris varient selon la météo et la lumière du jour.
Quelles merveilles observer le long du littoral de la baie de Saint-Brieuc ?
En longeant la côte depuis Plérin, il est impossible de rester indifférent face à la diversité des paysages. Au fil du chemin, on distingue nettement la côte du Goëlo, célèbre pour ses falaises déchiquetées battues par les vagues, et vers l’est, la côte de Penthièvre qui s’étire jusqu’à Hillion. Si la météo le permet, il n’est pas rare d’apercevoir Erquy à l’horizon, ajoutant une touche magique au panorama.
À marée basse, la baie dévoile une immense étendue découverte où surgissent les parcs à moules, typiques de la région. Les promeneurs attentifs apprécient aussi les vestiges visibles çà et là : en contrebas, l’ancien four à boulet rappelle les dispositifs militaires du XVIIIe siècle et apporte une dimension historique supplémentaire à cette promenade riche en découvertes naturelles.
Quels sites incontournables jalonnent l’itinéraire côtier ?
La pointe du Roselier attire immanquablement le regard grâce à son poste d’observation naturel, idéal pour saisir la grandeur de la cinquième baie du monde. On y profite d’un panorama circulaire imprenable, oscillant entre le calme plat des marais salés et la vigueur impétueuse de l’Atlantique.
Plus loin, Martin plage retient l’attention. Située à l’embouchure du ruisseau du Bachelet, elle marque le début d’un environnement plus intimiste et boisé. Un rocher emblématique sert ici de repère aux marins et alimente bien des histoires locales, notamment grâce à son rôle lors d’anciens naufrages, ce qui nourrit la légende et la mémoire collective.
Comment évoluer du littoral à la campagne plérinaise ?
Après avoir remonté la vallée boisée le long du Bachelet, le balisage invite à quitter la mer pour rejoindre le cœur verdoyant de Plérin. La transition s’opère en douceur, rythmée par la traversée de petites rues paisibles et la découverte de nouveaux trésors architecturaux.
L’un des joyaux cachés du parcours est sans nul doute la chapelle d’Argantel, édifiée entièrement en granit. Elle témoigne de la ferveur religieuse locale et de la ténacité des habitants, qui ont mené des travaux importants jusque dans les années 1980 pour préserver ce lieu empreint de sérénité.
Que réserve la dernière partie de la boucle aux marcheurs curieux ?
La progression le long de la D24 offre un spectacle contrasté entre la nature sauvage, modelée par le marnage impressionnant de la baie, et l’animation discrète des hameaux environnants. Sur cette portion finale, impossible de manquer la vue sur la plage de Saint-Laurent avec ses célèbres petites cabines blanches dignes des cartes postales anciennes, ou la silhouette caractéristique de la pointe de Châtel-Renault.
C’est également ici que l’on prend vraiment conscience de l’ampleur du phénomène des marées dans la baie de Saint-Brieuc : lorsque l’eau se retire, elle laisse libre une immense plaine, parfois jusqu’à 7 km du rivage, avec un marnage dépassant 13 mètres. Cette particularité façonne non seulement les paysages mais aussi la vie animale et végétale.
Pourquoi la baie de Saint-Brieuc attire-t-elle tant les amoureux de biodiversité ?
Au-delà de la beauté des panoramas, la baie possède une importance écologique reconnue à l’échelle internationale. Sa réserve naturelle, la plus vaste de Bretagne, englobe près de 3 000 hectares d’estran, 125 hectares de prés-salés et de splendides dunes, formant un écosystème unique en France.
Ce site accueille chaque année des milliers d’oiseaux migrateurs venus s’y reposer ou s’y nourrir, offrant aux observateurs chevronnés comme aux simples promeneurs des occasions rares d’apercevoir spatules, avocettes ou courlis. La Maison de la Baie à Hillion permet d’approfondir ses connaissances sur cette richesse faunistique et floristique inestimable.
- Départ facile et accès aisé à proximité de Plérin
- Paysages variés : falaises, plages, vallées boisées, campagne
- Patrimoine historique visible (four à boulet, chapelle)
- Observation d’espèces animales rares selon la saison
- Possibilité de personnaliser sa sortie (balade courte ou boucle complète)





