Zermatt fait rêver des milliers de voyageurs grâce à son sommet emblématique : le Matterhorn, parfois surnommé la “Montagne Toblerone” pour sa ressemblance avec la célèbre barre de chocolat suisse.
En effet, la forme iconique du sommet aurait inspiré le design triangulaire de cette confiserie mondialement connue.
Après des années à admirer les cartes postales et les photos de cette région, j’ai enfin pu m’y rendre et vivre, en direct, le charme alpin de ce lieu hors du commun.
C’était l’été dernier, récit…
L’arrivée à Zermatt et l’attrait du Matterhorn
En posant le pied à Zermatt, on ne peut ignorer la présence imposante du Matterhorn.
Ce pic pyramidal, culminant à près de 4 478 m d’altitude, domine le paysage et hante l’imaginaire de tous les amoureux de montagne. Il est la star incontestée des cartes postales, des affiches et des articles de randonnée.
L’idée de randonner au pied de ce sommet me trottait en tête depuis longtemps. Parfois par manque de temps, parfois par manque de compagnons de route, je reportais sans cesse ce projet.
Mais comme on dit, « les bonnes choses arrivent à qui sait attendre ». Et voilà que je me trouvais enfin sur place, prêt à fouler les sentiers offrant la meilleure vue possible sur cette montagne mythique.
Le Five Lakes Trail : un itinéraire panoramique
À peine débarqués à Zermatt, nous avons décidé de nous attaquer au Five Lakes Trail (ou 5-Seenweg), réputé pour ses paysages à couper le souffle.
Comme son nom l’indique, ce sentier traverse cinq lacs alpins, tous plus beaux les uns que les autres. C’était un choix idéal pour débuter, tout en s’acclimatant lentement à l’altitude.
Après un bon petit déjeuner, nous voilà partis, sacs sur le dos, dans une météo parfaite et un grand ciel bleu.
Toutefois, venant quasiment du niveau de la mer, j’ai vite ressenti l’effet de l’altitude. Marcher entre 2 000 et 3 000 m d’altitude peut être éprouvant quand on n’y est pas habitué, et j’avoue avoir dû demander quelques pauses pour reprendre mon souffle.
Mon compagnon de randonnée, Martin, bien plus aguerri, avançait sans difficulté, me rappelant à quel point l’adaptation à l’altitude est personnelle.
Premier lac : l’émerveillement dès le début
Le premier lac que nous avons rejoint se nomme Stellisee.
La vue y est incroyable, reflétant parfois le sommet du Matterhorn si le vent est calme et la surface de l’eau parfaitement lisse. Les teintes de bleu, de vert et de blanc créent un décor presque surréaliste.
Nous y avons fait une petite halte afin de reprendre des forces et d’immortaliser les lieux en photo. Une simple gorgée d’eau fraîche devant un tel panorama vous fait oublier les petits tracas du quotidien !
Poursuite du Five Lakes Trail et pause photo (un peu trop longue)
La randonnée se poursuit d’un lac à l’autre, révélant sans cesse des points de vue saisissants sur le Matterhorn, les pâturages alpins et les forêts de conifères.
Nous n’avons pas pu résister à l’appel de la photographie.
Chacun de nous a vidé la batterie de son appareil et fait chauffer les drones pour capturer ces instantanés uniques.
Au fil des kilomètres, nous nous sommes vite rendu compte que ces arrêts prolongés allaient nous faire prendre un sérieux retard sur l’itinéraire prévu.
Vers Gornergrat : un plan écourté
L’objectif initial du jour était ensuite de monter à Gornergrat, un point de vue situé à environ 3 100 m d’altitude, offrant un panorama légendaire sur le massif du Mont Rose et sur le Matterhorn.
Théoriquement, la randonnée devait prendre environ trois heures supplémentaires depuis la fin du Five Lakes Trail. Malheureusement, le temps commençait à nous manquer, et le soleil allait se coucher bien avant que nous puissions atteindre le sommet à pied.
Confrontés à l’évidence, nous avons décidé de changer nos plans en optant pour un transport plus rapide (le train à crémaillère vers Gornergrat, par exemple). Quitte à rater la marche en soi, nous ne voulions pas faire l’impasse sur la vue au sommet.
En haute montagne, mieux vaut parfois adapter son programme que de s’aventurer à la nuit tombée sur des sentiers non éclairés.
Fin de journée à Zermatt : repos et émerveillement
De retour en fin de journée dans la station, nous avons savouré un repas chaud bien mérité avant de prendre une douche réparatrice.
L’occasion aussi de feuilleter nos clichés et de visionner les rushs vidéos. Le résultat est à la hauteur de nos attentes : la région est véritablement breathtaking, et le Matterhorn domine fièrement chaque plan comme pour nous rappeler qu’il est la pièce maîtresse du puzzle alpin.
À titre personnel, je suis ravi d’avoir enfin pu rencontrer cette « Montagne Toblerone » et d’avoir pu randonner dans un cadre aussi sublime.
Zermatt est sans conteste l’un de ces endroits magiques qui marquent les esprits et font naître l’envie de revenir encore et encore.
Conseils Pratiques pour votre Randonnée à Zermatt
- Anticipez l’altitude: si vous vivez au niveau de la mer, laissez-vous quelques jours pour vous acclimater, ou partez sur de courtes randonnées au début.
- Planifiez vos itinéraires: le Five Lakes Trail est splendide, mais n’oubliez pas de tenir compte du temps nécessaire si vous souhaitez enchaîner avec d’autres sentiers.
- Ne sous-estimez pas la photo: si vous êtes passionné d’image, sachez que vous multiplierez les arrêts pour capturer chaque recoin. Factorisez ce temps dans votre planning !
- Solution de repli: le train à crémaillère vers Gornergrat est une alternative rapide pour profiter des hauteurs si la luminosité vient à manquer ou si vous êtes en retard sur votre itinéraire.
- Restez hydraté: l’effort en altitude peut surprendre, donc n’oubliez pas votre eau et quelques encas énergétiques (barres céréalières, fruits secs, etc.).
Conclusion
Que vous soyez adepte de belles randonnées, d’aventure alpine ou tout simplement un amoureux des paysages suisses, Zermatt et sa “Montagne Toblerone” ne manqueront pas de vous émerveiller. Entre l’altitude, la pureté de l’air, les lacs scintillants, et la silhouette majestueuse du Matterhorn, tout concourt à créer des souvenirs inoubliables.
Si le temps vient à manquer ou si la fatigue s’installe, n’hésitez pas à ajuster votre programme. Après tout, la montagne se prête à la flexibilité et aux découvertes spontanées. Et si comme moi, vous ressentez le vertige de l’altitude, faites des pauses et prenez le temps de profiter des panoramas qui s’offrent à vous.
Une chose est sûre : en quittant Zermatt, vous n’aurez qu’une envie, celle d’y revenir pour explorer davantage la magie de cette région incomparable.







Bonjour, il faudrait aussi indiqué que le nom francophone est « le cervin