Niché au cœur du massif du Mont-Blanc, à plus de 2 100 mètres d’altitude, l’ensemble des lacs Jovet attire chaque année les amoureux de la montagne. Ces cinq petits joyaux sont sertis dans des paysages sauvages où se mêlent alpages verdoyants, formations rocheuses et panoramas spectaculaires sur les sommets mythiques. Partir à la découverte de ces lacs, c’est s’offrir un condensé d’aventure, que l’on soit amateur de grandes escapades ou explorateur aguerri en quête de nouveaux défis.
Pourquoi choisir les lacs Jovet pour une randonnée en altitude ?
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Randonner jusqu’aux lacs Jovet, ce n’est pas simplement gravir une pente alpine. Les sentiers permettent de découvrir quelques-unes des plus belles facettes de la Haute-Savoie : vues saisissantes, flore alpine colorée selon la saison et rencontres régulières avec marmottes ou bouquetins, fidèles habitants de ces hauteurs. Les différentes boucles offrent aussi l’occasion d’une nuit en refuge, ajoutant au charme de l’expédition une véritable immersion montagnarde.
L’attrait des lacs Jovet réside également dans leur dimension écologique. Ici, le bivouac et la baignade sont déconseillés afin de préserver cet environnement d’altitude fragile. Tout visiteur contribue ainsi, par ses choix responsables, à protéger la faune discrète et les rives cristallines qui abritent une biodiversité unique.
Les principaux accès aux lacs Jovet et leurs particularités
Plusieurs chemins mènent à ces lacs d’altitude, chacun proposant un niveau de difficulté varié et des ambiances distinctes. Selon son expérience ou ses envies du moment, il existe des points de départ idéals pour adapter la randonnée à ses capacités et à ses attentes.
Que l’on soit tenté par une traversée longue durée ou par une montée intense mais directe, voici les éléments principaux à considérer avant de chausser ses bottes de marche.
Depuis Les Contamines-Montjoie : un classique exigeant
Le sentier débute près de Notre-Dame de la Gorge, site emblématique servant souvent de point de départ pour de nombreuses randonnées vers le massif du Mont-Blanc. La montée progressive offre tout d’abord une entrée en douceur, traversant forêts ombragées et premiers refuges comme celui de Nant Borrant. Au fil des lacets, les paysages évoluent rapidement vers des alpages puis des zones rocailleuses, jusqu’aux lacs eux-mêmes. Il faut compter près de 16 kilomètres aller-retour, pour un défi sportif relevé principalement par des marcheurs ayant déjà une bonne endurance.
Cet itinéraire séduit par sa diversité de décors et par la sensation d’arriver progressivement dans un autre monde, loin de toute agitation urbaine. Profiter de deux lacs, inférieur et supérieur, permet aussi de moduler son effort en fonction de l’énergie restante.
Depuis Les Houches : variante XXL pour aventuriers chevronnés
Pour ceux qui n’ont pas peur des longues distances, partir du parking de Prarion ajoute une dimension supplémentaire au défi. Plus de 29 kilomètres de parcours et plus de 2 300 mètres de dénivelé positif attendent les passionnés de trek prêts à relever cette épreuve. L’itinéraire traverse plusieurs vallons alpins, joue avec les frontières entre différents massifs (Mont-Blanc, Beaufortain, Tarentaise) et mérite bien d’être réservé à des randonneurs expérimentés. Cela permet également de relier plusieurs sites remarquables sans jamais perdre de vue ses objectifs principaux.
Ce parcours serpente longuement dans des prairies, puis gagne en intensité lorsque le chemin rejoint le GR du Tour du Mont-Blanc, croisant divers refuges où faire étape. Pour celles et ceux appréciant la marche sur plusieurs jours ou souhaitant explorer différents versants, ce détour est particulièrement gratifiant.
Défis supplémentaires : cols, tours et variantes autour des lacs Jovet
La région ne manque pas d’alternatives pour les sportifs avides de sensations. Certains itinéraires proposent, en complément du passage aux lacs, des boucles ambitieuses empruntant cols et crêtes réputés.
Que l’on souhaite étoffer sa randonnée avec une ascension supplémentaire ou varier les plaisirs en découvrant différents habitats naturels, chaque option élargit les horizons et renouvelle l’expérience.
Enchaîner les cols : Bonhomme, Enclave et Tête Nord des Fours
L’accès au col du Bonhomme constitue un grand classique parmi les aventures alpines. Gravir ce célèbre passage, c’est arpenter une section emblématique du GR Tour du Mont-Blanc, apprécier des espaces vierges et, éventuellement, passer une nuit ressourçante dans un refuge d’altitude avant de redescendre via les lacs Jovet. Avec plus de 1 600 mètres de dénivelé au programme, ce circuit met l’accent sur l’endurance et la gestion du rythme.
Ajoutez-y la variante passant par le col d’Enclave et la Tête Nord des Fours, et l’itinéraire prend une tournure hors norme : orientation précise requise, balisage parfois sommaire et navigation grâce aux cairns. Cette boucle technique réserve ses joies aux randonneurs aguerris, familiers des terrains montagnards complexes.
Explorer les alentours et autres possibilités depuis les lacs Jovet
Ceux préférant changer à chaque sortie trouveront une multitude de pistes à explorer, comme le col de la Fenêtre, le rocher du Vent ou encore des détours vers le lac de la Gittaz. Ces parcours empruntent majoritairement des sentiers balisés, offrant des perspectives inédites sur le pays du Mont-Blanc et prolongeant aventure ou contemplation suivant ses aptitudes et ses envies.
Intégrer un passage par un refuge typique, profiter des pâturages animés à la belle saison ou simplement improviser une pause pique-nique face aux reflets bleutés des lacs : chaque marcheur peut modeler son expédition selon ses propres critères.
- Respectez le balisage et informez-vous sur la météo avant de partir.
- Prenez suffisamment d’eau et de vivres énergétiques pour toute la durée du trajet.
- Pensez toujours à consulter une carte détaillée ou à utiliser une application GPS fiable.
- Prévoyez des vêtements adaptés, même en été, car les conditions peuvent changer rapidement en altitude.
- Laissez derrière vous uniquement l’empreinte de vos pas afin de protéger cette nature exceptionnelle.
À quoi s’attendre sur place : ambiance, faune et réglementation locale
Au fil de la progression, l’ambiance évolue régulièrement : chants d’oiseaux nichés dans la forêt, silence étonnant des vastes plateaux, clochettes tintinnabulant à distance dans les alpages puis, soudain, spectacle silencieux des lacs. Garder l’œil ouvert peut réserver d’agréables surprises animalières, surtout à l’aube ou en fin de journée, lorsque la faune devient plus active.
Pour garantir la préservation de ce patrimoine naturel, il est essentiel de limiter son impact : pas de feux de camp, respect strict des sentiers tracés, ni tente ni baignade dans les eaux limpides. Chacun participe ainsi à maintenir ce coin de paradis intact pour les générations futures.





