Vous rêvez d’une épopée digne des plus grandes aventures sans avoir à traverser l’Atlantique ?
Bonne nouvelle : le Machu Picchu a son équivalent en France.
Au cœur des Pyrénées ariégeoises, le « Machu Picchu Biroussan » vous attend pour une randonnée riche en émotions, sur les traces de l’histoire minière du Mail de Bulard.
Cette escapade à la fois sportive et culturelle vous mènera à 2 350 mètres d’altitude, là où les travailleurs ont autrefois bravé les éléments dans des conditions inimaginables.
Topo
- Distance : 15,5 km
- Dénivelé positif : 1 560 m
- Altitude minimum : 920 m
- Altitude maximum : 2 350 m
- Départ/arrivée : le Bocard (stationnement à l’ancienne laverie de la mine)
- Durée : 7h
- Difficulté : intermédiaire
- Balisage : blanc et rouge
- Types de terrains : cailloux, terre, rocher, gravillons
- Télécharger la trace GPX
Marcher à la rencontre d’un ancien site minier aux allures de Machu Picchu
L’expression « Machu Picchu Biroussan » peut prêter à sourire, mais elle reflète parfaitement l’atmosphère particulière de cette randonnée.
Nichée au cœur du Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises, cette excursion emmène dans un cadre naturel spectaculaire où sommets escarpés, rivières scintillantes et panoramas grandioses se succèdent.
Pourtant, derrière cette beauté sauvage se cache un passé beaucoup plus sombre : celui d’une exploitation à marche forcée de l’une des plus hautes mines d’Europe.
Découverte à la fin du XIXe siècle, la faille verticale ouverte dans le versant nord-est du piton rocheux du Mail de Bulard a tout d’abord impressionné par la richesse de son filon en plomb, zinc et argent.
Il faudra cependant attendre 1901 et des travaux titanesques pour en exploiter toute sa richesse, du fait d’un accès particulièrement difficile.
Entre 1901 et 1919, environ 60 000 tonnes de tout-venant seront ainsi extraites par quelque 300 mineurs soumis à des conditions de travail extrêmes.
Un sentier de mémoire et d’émotions
En effet, la randonnée sur le Mail de Bulard n’est pas seulement une échappée dans la splendide nature des Pyrénées.
C’est aussi une plongée dans l’histoire difficile des mines de la région. Glace, neige, exposition aux sulfures et aux poussières de la galerie : pour les mineurs de l’époque, ce site que l’on compare aujourd’hui au Machu Picchu n’était pas évocateur d’ailleurs.
Nombre de travailleurs y ont ainsi perdu la vie, précipités dans le vide ou victimes de maladies.
Un triste bilan humain qui vaudra au Mail de Bulard le surnom de « montagne mangeuse d’hommes ».
Au-delà de son caractère dépaysant, ce petit Machu Picchu français invite aussi à se souvenir de ses anciens forçats en déambulant à travers les vestiges de leur passage.
Sur cette montagne isolée, la contemplation des ruines des cantines et autres dortoirs ne se fait pas sans émotion.
Les étapes de la randonnée
Prêt pour une randonnée dépaysante de 7 heures à la rencontre du « Machu Picchu Biroussan » ?
Voici un aperçu des étapes clés du parcours :
- Départ (920 m) : la randonnée débute au parking du Bocard d’Eylie, près des ruines de l’ancienne station de traitement du minerai. Après avoir franchi un ruisseau, vous suivrez une piste forestière sur environ 300 mètres pour rejoindre le sentier du GR® 10.
- 1h (1 250 m) : une montée raide à travers une prairie de myrtilles permet de rejoindre un abri de bergers en pierre.
- 2h (1 660 m) : le chemin se poursuit en lacets le long du ruisseau de Laspé, avant de bifurquer sur l’ancien chemin des mineurs (non balisé), puis le Tuc de Cagonilles.
- 3h50 (2 150 m) : après un passage de col, les premiers vestiges des anciennes baraques de mineurs apparaissent au pied du piton rocheux. Il vous faudra alors traverser le pied du névé si vous souhaitez vous en approcher.
- 4h30 (2 350 m) : point d’orgue de la randonnée, c’est ici que se trouvent les anciens vestiges miniers. Prenez le temps d’observer la falaise, vous pourrez y distinguer les anciennes galeries creusées dans la roche. Une fois votre visite terminée, le retour se fait par le même sentier.
Petit guide de randonnée sur le Machu Picchu made in France
Quand partir ?
Le meilleur moment pour partir à l’assaut du Machu Picchu français est entre juillet et les premières chutes de neige. En hiver les chemins se révèlent trop dangereux, même équipés de raquettes.
Condition physique
Le sentier reste accessible à la plupart des randonneurs en bonne condition physique.
Aucune difficulté particulière n’est présente sur le parcours. Cependant, il est important de noter que cette randonnée de 15,5 km avec 1 560 m de dénivelé positif demande une certaine endurance.
L’Office de tourisme précise que la randonnée est faisable avec des enfants, à condition de rester vigilant, notamment sur les portions en crête.
Bon à savoir : ne vous aventurez pas au-delà des vestiges miniers, la chute peut être fatale
Respect de l’environnement
Cette randonnée se déroule dans le Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises, un espace protégé qui demande certaines précautions.
Restez sur les chemins balisés, ne cueillez rien, ramenez vos déchets et évitez de déranger la faune locale.
Les vestiges miniers doivent également être préservés pour permettre à chacun de les découvrir dans leur état d’origine.
Que vous soyez un randonneur aguerri ou un amoureux de la nature, le « Machu Picchu Biroussan » est une échappée qui vous fera découvrir les Pyrénées sous un nouveau jour.
Alors, à vos chaussures de randonnée, direction cette montagne chargée d’histoire avant l’arrivée des premières neiges !







J’ai fait cette randonnée cette année au mois d’août precisemment. Les paysages sont magnifiques, le biros est vraiment superbe. Je rebondis juste sur la topo sur le page qui ne correspond pas du tout (prendre la trace gpx qui elle est bonne) et le temps indiqué est plus qu’optimiste. Peut etre pour une personne qui fait du trail mais absolument pas pour un randonneur. Il faut compter 5h30 au bas mot pour monter. Le temps indiqué depuis le parking du bocard d’eylie est de 9h pour l’aller retour.
Attention à ne pas sous estimé le temps car que un aller retour journalier vous risquer de rentrer dans la nuit où de ne pas pouvour prendre le temps d’apprécier les vestiges miniers.
Bonne découverte à ceux qui s’y oserons.
Attention le temps n’est pas de 7h pour l’aller retour !
À vous lire, on comprend immédiatement que vous n’êtes jamais allé au Machu Pichu.
Bonjour, est-il possible de bivouaquer ?
Merci 🙂