Falaises calcaires, eaux turquoise, crique sauvage encaissée entre les rochers… sur le papier, c’est un décor de rêve.
Et franchement, en vrai, c’est encore mieux. Cependant, mieux vaut rester vigilant et ne pas se laisser subjuguer par la beauté des lieux : l’endroit est aussi l’un des plus piégeux des Calanques.
Ici, la moindre erreur de timing ou d’équipement peut transformer l’expérience en galère.
C’est ce que j’ai appris à mes dépens lors de cette aventure.
Dans cet article « retour d’expérience », je vous partage tout pour que vous partiez bien préparés et que vous profitiez à fond de ce petit bijou du sud de la France.
Un sentier qui sent bon les cigales… et qui commence fort

La randonnée débute par une heure de marche sur route goudronnée.
Ce tronçon est loin d’être la partie la plus fun, mais il reste le moyen le plus simple d’atteindre la calanque depuis la fermeture du col aux voitures.
Cette portion effacée, les choses sérieuses : un chemin qui ondule entre pins, rochers et panoramas de plus en plus prometteurs.
Les falaises calcaires blanchies par le soleil contrastent avec le bleu éclatant de la Méditerranée. À chaque tournant, on a envie de sortir l’appareil photo. Mon conseil : ajoutez un petit détour vers le belvédère.
C’est l’un des points de vue les plus fous de toute la région. Vous surplombez la calanque, sa crique encaissée et ses hautes falaises. La carte postale parfaite.
Le piège caché derrière la carte postale
Après l’émerveillement, place au passage redouté.
La descente vers la plage n’est ni une formalité ni une balade familiale.
Il faut le savoir : ce passage raide, très caillouteux, glissant et patiné donne du fil à retordre, même aux habitués. Il m’a fallu parfois descendre face à la roche, m’aider des mains et avancer à pas de fourmis pour ne pas glisser.
Bien entendu, la remontée est tout aussi sportive, surtout en plein cagnard. Mon conseil : évitez les sandales ou baskets fines, partez tôt et prenez votre temps. La beauté de cette calanque se mérite !
Une récompense à la hauteur de l’effort
Une fois en bas… waouh. Une crique sauvage bordée de falaises blanches plongeant dans une eau turquoise qui semble tout droit des Cyclades. Ici, pas de surveillance, pas de service.
La nature à l’état brut. C’est le moment parfait pour un pique-nique au bord de l’eau, voire une petite baignade rafraîchissante (même très rafraîchissante !).
Devant ce paysage, difficile de croire qu’on est toujours en France. Et pourtant…
Alors, vous avez deviné ?
Nichée entre Marseille et Cassis, sur le littoral escarpé du Parc National, cette calanque est souvent considérée comme la plus belle de toutes.
Avec ses parois verticales qui plongent dans une eau cristalline, ses paysages sauvages et son belvédère emblématique, vous l’avez sûrement reconnue : je vous parle bien sûr de la Calanque d’En-Vau.
Petit guide pratique pour une rando réussie (et sans galère)
- Point de départ : parking du Logisson, route de la Gineste (D559)
- Itinéraire : boucle de 12 km – 4h30 – 400 m D+
- Chaussures de rando obligatoires, descente technique et glissante
- Crème solaire, casquette, eau en quantité (parcours très peu ombragé)
- Accès réglementé en été (risque incendie) : vérifiez les conditions sur le site du Parc National des Calanques
- Bivouac interdit
Variantes pour explorer les Calanques autrement
- Depuis Cassis : itinéraire via Port-Miou et Port-Pin pour découvrir trois calanques d’un coup (13 km env.)
- Depuis Luminy (Marseille) : possible, mais plus complexe, plutôt recommandé pour les calanques de Sugiton et Morgiou
Une rando « carte postale » à ne pas improviser
La calanque d’En-Vau est un joyau brut.
Une des plus belles randos du sud, sans aucun doute, qui demande toutefois un minimum de préparation. N’y allez pas à l’arrache, sans eau, sans bonnes chaussures ou à midi en plein été.
Ce serait gâcher ce décor grandiose.
Vous préférez des balades plus douces ?
Dans ce cas, je vous recommande la Calanque de Port-Miou depuis Cassis, le sentier du Petit Prince (familial et très beau) ou encore une balade au Parc du Mugel à La Ciotat, idéal pour découvrir les calanques version tranquille. À bientôt sur les sentiers du littoral !






Ce commentaire c’est n’importe quoi. Visiblement le redacteur n’est pas de la région. Le belvédère d’en Vau n’est pas un petit détour ! De plus le sentier qui descend du belvédère à la calanque d’En Vau est dangereux et inutile. Il ne figure plus sur la carte IGN des calanques et n’est donc plus balisé depuis longtemps.