Cette aventure a fait battre très fort mon petit cœur de randonneur, mais autant le dire tout de suite : randonneurs du dimanche, ce tracé ne sera pas taillé pour vous.
Les raisons tiennent en quelques chiffres : 600 km d’effort, une quarantaine d’étapes et près de 30 000 mètres de dénivelé positif cumulé.
Pour les marcheurs aux jambes solides, cette échappée constitue cependant l’une des plus belles traversées européennes, dans une chaîne de montagne française à nulle autre pareille. Prêt à me suivre ?
Une immersion comme nulle part ailleurs
Sur ce sentier de Grande Randonnée, le dépaysement est total.
Des glaciers mythiques aux vallées sauvages, des lacs émeraude aux villages oubliés, des refuges accueillants aux arêtes vertigineuses, chaque journée est une nouvelle aventure.
Au programme également de cette traversée hors norme : deux parcs nationaux, quatre parcs naturels régionaux et six réserves naturelles peuplées de chamois, marmottes et autres bouquetins. Si vous aimez les randonnées aux paysages variés, autant dire qu’ici, vous serez servis.
Un mois de marche pour une aventure hors norme
Comptez en moyenne 30 à 40 jours pour effectuer la traversée en intégralité.
Trente jours hors du temps, sur une base de 15 à 20 km à parcourir par jour et 700 à 1 000 mètres de dénivelé positif quotidien. Autant être clair : ce n’est pas une promenade, mais un défi aussi bien physique que mental.
L’info en plus : sébastien Raichon, ultra-traileur de renom, détient le record de la traversée la plus rapide en 6 jours et 6 heures.
Cinq moments gravés à jamais
Difficile de résumer une telle traversée. Toutefois, si on me demandait de retenir cinq instants, ce seraient sûrement ceux-là :
- Le panorama sur le Mont Blanc depuis les Chalets d’Anterne : un des plus beaux points de vue des Alpes. Le géant se dévoile dans toute sa splendeur.
- Les crêtes des Gittes et de Peyrolle : des passages aériens, à la fois grandioses et intimidants, avec de chaque côté, le vide et la beauté brute des sommets.
- Les parcs nationaux de la Vanoise, des Écrins et du Mercantour : trois mondes en un. Glaciers, alpages, lacs, faune sauvage… impossible de choisir.
- La Vallée des Merveilles : ses milliers de gravures rupestres offrent une plongée exceptionnelle dans 5 000 ans d’histoire.
- L’arrivée en Méditerranée : le dernier jour, quand les Alpes cèdent la place aux oliviers et à la mer turquoise. Terminer les pieds dans l’eau, après un mois les pieds dans les cailloux… c’est un contraste inoubliable.
Pas le temps d’un mois ? Essayez les plus beaux tronçons
Vous n’avez pas un mois devant vous ? Pas de panique, vous pouvez en goûter un bout, sans forcément viser l’intégrale. Quelques exemples :
- Briançon ↔ Château-Queyras (2 jours) : le Queyras sauvage dans toute sa splendeur
- Modane ↔ Briançon (3 jours) : une immersion dans la Vanoise, ambiance haute montagne garantie
- Chapelle-d’Abondance ↔ Houches (6 jours) : paysages variés et liaison possible avec le Tour du Mont-Blanc
- Larche ↔ Saint-Dalmas-Valdeblore (6 jours) : le Mercantour dans toute sa richesse, entre fortifications et lacs d’altitude
Le guide pratique du randonneur au long cours
Avant de vous lancer, quelques infos à garder en tête :
- Niveau : exigeant, avec beaucoup de dénivelé et quelques passages techniques (échelles, névés)
- Saison idéale : mi-juin à mi-septembre, quand les refuges et commerces sont ouverts
- Sécurité : attention aux névés tardifs, renseignez-vous avant le départ
- Équipement : chaussures solides, vêtements adaptés à la saison, drap de sac, frontale, outils d’orientation (carte, GPS, boussole)
- Bivouac : autorisé près des refuges et toléré dans certains espaces (selon réglementation)
- Hébergement : refuges, gîtes, hôtels, campings. Pensez à réserver !
- Ravitaillement : certains hébergements proposent repas pour le soir, petit-déjeuner et pique-nique pour le lendemain. Une règle toutefois : anticipez ! De même, l’eau peut se faire rare, prévoyez un système de filtration.
- Accès : gares à Lausanne, Thonon-les-Bains, Briançon, Nice (et de nombreux autres points à proximité du parcours). Retour possible en bus ou en train jusqu’au point de départ.
Mais alors… quel est cet itinéraire ?
Une traversée qui commence sur les rives du lac Léman, au nord.
Qui serpente entre glaciers, alpages et cols mythiques.
Qui traverse le Beaufortain, la Vanoise, le Queyras, la Haute-Ubaye, puis file vers le Mercantour. Et qui finit… au bord de la Méditerranée, à Menton ou Nice. Vous l’avez peut-être deviné : il s’agit de la Grande Traversée des Alpes par le GR® 5.
Un itinéraire mythique de 600 km, sans aucun doute l’un des plus beaux d’Europe. Alors, serez-vous de ceux qui osent mettre un pas devant l’autre jusqu’au bout de cette légende ?






Génial, ce récit du gr 5 est très bien fait, avec des commentaires très sympa fait par un montagnard qui respecte les lieux et les gents autochtones.bravo pour les photos et le vues générales.. Michel.
Ce n’est pas la Vanoise entre Modane et Briançon.
J’ai fait le GR5 pour mes 60 ans ,en solo et en autonomie, j’ai mis 23 jours.
J’ai adorée les paysages, les rencontres et partages avec les autres trekkeurs et les animaux !
Difficile de revenir à la vie courante après une telle aventure !
Très GR 5….fait 2 fois de CHAMONIX à TENDE…en 1976 et 1977…..peu de fréquentation en ces années….autonomie totale…mais un souvenir inoubliable
Bonne randonnée à vous
Je vais faire Briançon menthon pour un aperçu
Bonjour
Pour info ,j ai appris cet été en faisant l Hexatrek que le GR5 part de Rotterdam et non pas seulement des alentours de Thonon comme je le pensais jusqu’à maintenant .