Imaginez traverser l’Europe entière avec vos chaussures de rando comme seul passeport. C’est exactement ce que propose la via francigena, un chemin historique de près de 2 000 kilomètres reliant Canterbury, en Angleterre, à Rome, en passant par la France, la Suisse et l’Italie. Un itinéraire qui attire chaque année des dizaines de milliers de marcheurs, pèlerins ou simples amoureux des grand espaces.
Un chemin millénaire entre histoire et spiritualité
La Via Francigena existe depuis le Moyen Âge. C’est l’archevêque Sigéric de Canterbury qui, en 990 après J.-C., en a laissé la première trace écrite en relatant son voyage vers Rome. Il y consignait 79 étapes, du nord de l’Angleterre jusqu’aux portes du Vatican. Ce récit est aujourd’hui la base du tracé moderne.
Pendant des siècles, ce chemin fut emprunté par des pèlerins chrétiens, des marchands, des soldats et des souverains. Il reliait les grandes capitales spirituelles et politiques d’Europe, traversant des paysages radicalement différents : les collines anglaises, les plaines champenoises, les cols alpins suisses et les vallées toscanes.
Depuis les années 1990, un important travail de balisage et de valorisation a permis de rendre ce tracé à nouveau praticable. En 2026, la Via Francigena est officiellement reconnue comme Grande Route Culturelle du Conseil de l’Europe, au même titre que le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
L’itinéraire complet : du nord au sud de l’Europe

Le tracé de la Via Francigena se découpe en quatre grandes sections géographiques, chacune avec son caractère propre.
- La section anglaise : de Canterbury à Douvres, soit une petite mise en jambes d’une centaine de kilomètres à travers le Kent, avant la traversée de la Manche.
- La section française : de Calais à Pontarlier, environ 750 km qui traversent le Pas-de-Calais, la Champagne, la Bourgogne et la Franche-Comté. La ville de Reims constitue une étape symbolique forte.
- La section suisse : de Pontarlier au Grand-Saint-Bernard, autour de 200 km avec un passage exigeant par les Alpes et un dénivelé significatif.
- La section italienne : du col du Grand-Saint-Bernard à Rome, près de 1 000 km à travers le Val d’Aoste, la Toscane, le Latium. C’est la section la plus prisée, notamment le tronçon toscan entre Sienne et Rome.
Pour planifier chaque tronçon, consulter une via francigena carte détaillée est nécessaire. Les cartes par section sont disponibles auprès de l’Association Européenne des Chemins de la Via Francigena ou en téléchargement via des ressources comme un via francigena guide pdf officiel.
Les étapes emblématiques à ne pas manquer
Sur un tel itinéraire, certaines étapes se distinguent par leur beauté ou leur charge historique. Voici les points forts à intégrer dans votre via francigena itinéraire :
- Reims (France) : la cathédrale gothique et la route du champagne offrent une pause culturelle de grande qualité.
- Le col du Grand-Saint-Bernard (Suisse/Italie) : à plus de 2 400 mètres d’altitude, ce passage alpin est le moment le plus physique et le plus saisissant du périple.
- Sienne (Toscane) : la Piazza del Campo, l’atmosphère médiévale et les paysages de la Val d’Orcia en font l’une des étapes les plus photographiées de la via francigena italie.
- San Gimignano (Toscane) : ses tours médiévales se profilent de loin dans la campagne, offrant un décor que les randonneurs attendent depuis des dizaines de kilomètres.
- Rome, basilique Saint-Pierre : l’arrivée sur la place Saint-Pierre constitue un moment d’émotion rare, quelle que soit la motivation qui a poussé à partir.
Difficulté et préparation : ce qu’il faut vraiment savoir
La via francigena difficulté varie fortement selon les sections. Dans l’ensemble, le chemin est accessible à tout marcheur régulier, mais certains tronçons demandent une préparation sérieuse.
Le passage alpin entre la Suisse et l’Italie est physiquement le plus exigeant, avec des dénivelés cumulés importants et des conditions météo imprévisibles au printemps ou en automne. Sur la via francigena étapes italiennes, le terrain est globalement plus doux, entre collines et routes blanches toscanes, mais les distances journalières restent conséquentes : entre 20 et 30 km par étape en rythme normal.
Pour bien vous préparer, voici les points clés :
- Entraînez-vous plusieurs semaines avant le départ avec des sorties de 15 à 25 km en terrain varié.
- Prévoyez un équipement léger : le poids du sac est l’ennemi numéro un sur la durée.
- Réservez les hébergements à l’avance sur les sections les plus fréquentées, surtout en haute saison.
- Munissez-vous d’une via francigena carte papier en complément de votre GPS, certains tronçons ruraux restant peu couverts par le réseau mobile.
La meilleure période pour marcher reste avril-juin et septembre-octobre, pour éviter les fortes chaleurs estivales, particulièrement éprouvantes en Toscane et dans le Latium.
FAQ : vos questions sur la Via Francigena
Où randonner en Toscane sur la Via Francigena ?
Le tronçon toscan est sans doute le plus apprécié de tout l’itinéraire. De Sienne à Rome, les marcheurs traversent la Val d’Orcia, les collines des Crete Senesi, San Quirico d’Orcia et Acquapendente. Ce segment d’environ 350 km combine beauté des paysages, richesse patrimoniale et infrastructures d’accueil bien développées pour les randonneurs.
Quelles villes visiter en Toscane le long du chemin ?
Au-delà de Sienne et San Gimignano, ne manquez pas Lucca, cité médiévale parfaitement conservée et étape de départ vers le sud. Monteriggioni, minuscule bourgade fortifiée, et Radicofani, perchée sur un promontoire volcanique, méritent elles aussi le détour. Chaque ville raconte un chapitre de l’histoire médiévale européenne.
Existe-t-il des hébergements spécifiques sur la Via Francigena en Suisse ?
Oui, l’hébergement via francigena suisse est bien organisé. Des refuges, gîtes et auberges jalonnent le parcours helvétique, notamment autour de Lausanne, Martigny et du col du Grand-Saint-Bernard. Certains établissements proposent des tarifs réduits sur présentation de la credenziale, le passeport du pèlerin officiel.
La Via Francigena passe-t-elle par Besançon ?
Non, le tracé officiel ne passe pas directement par Besançon. La via francigena besançon est parfois évoquée car la ville se trouve à proximité de la route historique en Franche-Comté. Le tracé principal transite plutôt par Pontarlier avant d’entrer en Suisse. Des variantes locales permettent cependant de rejoindre l’itinéraire principal depuis Besançon.
Faut-il faire la Via Francigena entière ou peut-on la faire en étapes ?
La grande majorité des marcheurs réalisent la Via Francigena par tronçons, sur plusieurs années. Rien n’oblige à tout faire en une seule fois. Beaucoup choisissent de commencer directement par la section italienne, la plus balisée et la plus documentée, avant d’envisager les sections française et suisse lors de futures randonnées.
Que vous partiez pour une semaine ou pour trois mois, la Via Francigena a quelque chose à offrir à chaque randonneur.




