En Roumanie, une disparition intrigue autant qu’elle inquiète la communauté montagnarde. Un jeune Britannique de 18 ans, étudiant à l’université de Bristol, n’a plus donné signe de vie depuis le 23 novembre, alors qu’il randonnait seul dans les monts Bucegi, non loin du château de Bran, surnommé le « château de Dracula ».
Parti en solo malgré les conditions hivernales déjà bien installées, il avait prévu de rejoindre le village de Bran depuis la station de Poiana Brasov, un itinéraire classique mais exigeant en hiver.
Le soir même, il a composé le numéro d’urgence roumain, affirmant souffrir d’hypothermie et d’un épuisement sévère.
Un appel d’urgence avant le silence
L’équipe de secours Salvamont, dépêchée immédiatement après son appel, a réussi à atteindre la zone où son téléphone avait émis le dernier signal. Sur place, une seule trace : son sac à dos abandonné.
À l’intérieur, les secouristes ont trouvé un équipement complet : sac de couchage, petite tente, nourriture encore emballée… autant d’éléments laissant penser que le jeune randonneur était préparé et ne comptait pas abandonner son matériel.
« Nous ne comprenons pas ce qui a pu se passer »
Des recherches freinées par des mètres de neige
Depuis plusieurs jours, les secours roumains tentent de fouiller la zone malgré des conditions d’hiver extrême : tempête de neige, visibilité réduite, plus de deux mètres d’accumulation par endroits.
Les opérations ont même été suspendues fin novembre avant de reprendre prudemment ce jeudi 4 décembre.
Un appel à témoins a été lancé dans la région. Les habitants comme les voyageurs présents à proximité de Bran ou Poiana Brasov sont invités à signaler toute information utile.
La mère du jeune homme sur place en Transylvanie
La mère de l’étudiant, qui n’était pas informée de cette randonnée solitaire, a rejoint la Transylvanie pour accompagner les recherches. Elle décrit son fils comme « sportif, robuste et habitué aux voyages ».
Du côté du Royaume-Uni, l’université de Bristol s’est dite « profondément préoccupée » et assure soutenir la famille dans cette période d’angoisse.
Un rappel pour les randonneurs : la montagne en hiver ne pardonne pas
Cette affaire met en lumière la dangerosité des randonnées hivernales, même sur des itinéraires réputés accessibles.
Chutes de neige soudaines, hypothermie, orientation difficile, isolement total : la montagne en hiver nécessite préparation, équipement adapté, communication régulière avec un proche et idéalement la présence d’un compagnon de route.
Les monts Bucegi, magnifiques et sauvages, offrent des paysages spectaculaires mais peuvent devenir extrêmement hostiles lorsque les températures chutent. Cette disparition rappelle combien la prudence est essentielle, quel que soit son niveau sportif.





