David Sullivan, un Britannique originaire du Surrey, n’a pas pu retenir ses larmes en apprenant que le défibrillateur qu’il avait installé à 5 000 mètres d’altitude sur l’Everest venait de sauver une vie.
Une alpiniste française en détresse a pu être réanimée grâce à cet appareil, utilisé en urgence par un randonneur néerlandais assisté d’un grimpeur autrichien.
Joint par téléphone par un sherpa local, David a confié à la BBC que cette nouvelle faisait de son expédition « la chose la plus incroyable qu’il ait jamais accomplie ».
Un projet né d’une expérience bouleversante
C’est en portant secours à un jeune homme victime d’un arrêt cardiaque sur un parcours de golf que David Sullivan s’est lancé dans le combat pour la réanimation.
Ce jour-là, il a pratiqué un massage cardiaque pendant 9 minutes, sous les yeux de 30 témoins.
Cette expérience l’a poussé à se former auprès du fabricant Philips à Vienne, devenant spécialiste de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
Depuis, il sillonne le Royaume-Uni et au-delà pour former le public à la RCP et à l’utilisation des défibrillateurs.
Il a également fondé Code Blue CPR et Creating Lifesavers, deux initiatives pour démocratiser ces gestes qui sauvent.
Une expédition au sommet pour sauver des vies
Le 12 avril dernier, David s’est lancé dans une expédition hors norme : installer un défibrillateur à 5 000 mètres sur l’Everest.
En chemin, il a formé plus de 260 personnes, parmi lesquelles des sherpas, des alpinistes népalais et étrangers, à la réanimation et à l’utilisation de l’appareil.
Il a même tenté d’établir un record du monde Guinness pour la formation RCP la plus haute jamais réalisée – en attente de validation officielle.
Une innovation pour les zones isolées
Avec l’aide de son fils Freddie, David a mis au point un boîtier révolutionnaire capable de maintenir le défibrillateur à température optimale sans électricité.
Inspiré de matériaux utilisés dans les missions spatiales, ce boîtier permet d’installer des appareils dans des environnements extrêmes comme les montagnes ou les forêts.
« Cette innovation permet de placer des défibrillateurs là où ils sont vraiment nécessaires, même sans source d’énergie », explique-t-il.
Un message universel pour les randonneurs et alpinistes
Cette histoire extraordinaire nous rappelle une chose : même en pleine nature, chaque minute compte face à une urgence cardiaque.
Et grâce à l’engagement de personnes comme David Sullivan, la montagne devient un peu plus sûre pour tous ceux qui l’aiment et la gravissent.
À l’heure où la fréquentation des sommets explose, ce type d’équipement pourrait bien devenir essentiel sur d’autres grands itinéraires de trekking et d’alpinisme à travers le monde.





