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Chasse et randonnée : un accord historique va enfin sécuriser vos sorties en nature

Irvin THOMAS par Arnaud Houde
Publié le 24 novembre 2025
Lecture 4 min
chasseur randonneur cueuilleur

La nature attire autant les passionnés de randonnée que ceux qui pratiquent la chasse. Jusqu’à présent, concilier ces deux activités soulevait parfois des interrogations sur le partage des sentiers et la sécurité. Un nouveau partenariat, fraîchement signé entre la Fédération nationale des chasseurs et la Fédération française de randonnée, vient offrir un cadre plus serein à cette cohabitation pour les années à venir.

Pourquoi renforcer la coopération entre chasseurs et randonneurs ?

Les chemins ruraux restent aujourd’hui très fréquentés, aussi bien par ceux qui souhaitent observer la faune et la flore que par ceux qui suivent le gibier. En raison de cette diversité d’usages, certaines périodes sont marquées par des tensions ou des incompréhensions sur le terrain. Cet accord vise à repenser collectivement l’organisation du partage de l’espace naturel afin d’éviter incidents et malentendus.

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Au fil des saisons de chasse, nombreux sont les marcheurs ou cyclistes qui s’interrogent sur leur propre sécurité. Pour répondre à cela, un dialogue renforcé permet, selon ce nouvel engagement, d’anticiper les risques grâce à une meilleure circulation de l’information concernant les dates, les lieux et les horaires des battues.

Les grandes lignes du nouvel accord

Ce contrat tripartite ne se limite pas à un simple rappel des règles déjà existantes. Il repose sur trois axes clés : informer, sensibiliser et agir pour garantir le respect mutuel et la tranquillité de chacun durant ses activités.

  • Informations claires sur les périodes de chasse et les zones concernées
  • Formation à la médiation en cas de conflit localisé
  • Promotion d’outils pratiques pour tous les utilisateurs

Informer chaque groupe sur les temps forts de l’autre devient désormais une priorité, notamment via des panneaux, des canaux numériques ou des relais locaux. Impliquer les membres des deux fédérations dans l’apprentissage des bonnes pratiques vise ensuite à apaiser durablement les relations sur le terrain.

Comment la sécurité est-elle renforcée sur les sentiers ?

Assurer la quiétude des promeneurs tout en maintenant l’activité cynégétique crédible implique un ensemble de mesures complémentaires. Les règles de sécurité s’affinent pour permettre à chacun d’évoluer sans se sentir menacé ni limité dans sa pratique, même lors des battues organisées.

L’objectif affiché réside dans la réduction significative des accidents mais aussi des frictions verbales lors des croisements en pleine nature. Cela passe souvent par l’installation de signalétiques temporaires, des messages pédagogiques ou encore la promotion d’applications indiquant en temps réel les zones actives de chasse.

Rôle de la médiation locale

En complément de la sécurisation matérielle, une place croissante est donnée au dialogue direct. Lorsque des difficultés surgissent – accès fermé à un sentier, mécontentement face à une partie de chasse inopinée – des actions de médiation rapide doivent permettre de trouver des solutions personnalisées, adaptées au contexte du moment.

Ce dispositif favorise une ambiance moins conflictuelle, car il laisse de côté la sanction immédiate au profit d’une recherche collective du compromis entre usagers de la campagne.

Nouvelles formations pour mieux partager l’espace

Un autre pilier fort de la convention concerne l’éducation continue des adhérents des deux camps. Grâce à des formations partagées, les chasseurs découvrent mieux les attentes des randonneurs, et inversement. Ces rencontres permettent d’envisager différemment l’utilisation simultanée ou alternée de certains itinéraires.

Ces modules tournent notamment autour de scénarios concrets : comment prévenir efficacement un groupe de promeneurs, réagir à un imprévu ou mettre en place un plan de signalisation temporaire avant le lancement d’une action de chasse prévue.

Préserver ensemble l’environnement rural

L’accord prolonge également la logique de protection des écosystèmes locaux. La réflexion commune sur l’usage des milieux naturels pousse ainsi à adopter des pratiques plus durables, aussi bien chez les nouveaux venus qu’au sein des usagers historiques.

Concrètement, marcher ou chasser en pleine nature constitue un vecteur d’observation privilégié de l’évolution des paysages. Partager ce diagnostic amène de nouvelles initiatives, telles que le ramassage collectif de déchets ou l’ajustement des tracés pour limiter l’érosion ou le dérangement de certaines espèces sensibles pendant les périodes cruciales comme la nidification ou la gestation.

Du bon sens face au risque de division

Du côté des représentants de la chasse, l’accent est mis sur la nécessité d’éviter toute vision manichéenne : diviser systématiquement les usagers ou interdire radicalement la chasse mènerait, selon eux, à davantage de conflits et non à une meilleure régulation des usages.

Chez les responsables de la randonnée, la priorité reste l’accès partagé aux sentiers, sous couvert d’un respect strict des consignes matérialisées. Cette volonté commune d’inclusion et d’adaptation semble maintenant prendre corps à travers les outils déployés et les échanges réguliers entre les parties prenantes.

Quel avenir pour le partage de la nature ?

Le défi des prochaines années consiste donc à consolider ces ponts entre communautés, en expérimentant des modèles innovants de gestion des espaces publics. D’autres pays européens s’intéressent d’ailleurs à ce type d’approche collaborative, cherchant à désamorcer les tensions au bénéfice d’une pluralité d’usages.

En France, le choix assumé d’élargir le dialogue plutôt que d’accroître la réglementation pose les bases d’une évolution plus paisible. Poursuivre ce chemin exige de rester à l’écoute du terrain : témoignages, bilans intermédiaires et initiatives locales serviront de baromètre pour ajuster, si nécessaire, la partition partagée de nos vastes campagnes.

2.5/5 - (38 votes)
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Plus commentés 10

  1. Bernard says:
    3 mois ago

    Un article pour rien dire finalement.

    Répondre
  2. Alvarez says:
    3 mois ago

    Je ne comprend pas en quoi c’est une avancée, surtout pour les randonneurs et le partage. Ce que j’ai compris c’est juste que les chasseurs vont plus communiquer sur les lieux et horaires de leurs battues, ce qu’il veut dire qu’ils continuent d’utiliser les lieux en priorité et que ça reste aux randonneurs de s’adapter….

    Répondre
  3. WWF says:
    3 mois ago

    Arrêtez de parler “d’accidents” de chasse, comme si il s’agissait de simple accident de la route. Ces gens sont armés et doivent agir en conséquence. Si ils tirent sur quelqu’un ce n’est pas un accident mais une tentative de meurtre! Ils sont responsable de leur actes et parler d’accident les déresponsabilisé comme si la faute pouvait être partagée.

    Répondre
  4. Christian SERVOZ says:
    3 mois ago

    Les pratiques doivent être complémentaires. On n’aborde là que la battue et la chasse organisée, bien signalée.
    Il me semble plus inquiétant d’ imaginer qu’un individu armé, isolé peut être embusqué sur le chemin qu’on emprunte un jour où la chasse est autorisée, sans forcément installer une signalisation. Le rapport devient alors unilatéral, le promeneur doit faire confiance au savoir faire du chasseur.

    Répondre
  5. Gros says:
    3 mois ago

    Je suis randonneur et je n’ai rien contre les chasseurs.Je souhaite simplement que certains chasseurs appliquent cet adage : boire ou chasser il faut choisir.

    Répondre
  6. Fanny says:
    3 mois ago

    La nature n’a pas à être « partagée », elle doit être préservée. Et toutes les activités qui la dégradent doivent être arrêtées. La chasse, par nature, n’est pas conciliable avec la contemplation; elle pollue, effarouche et décime la biodiversité.

    Répondre
  7. Henri says:
    3 mois ago

    Le choix assumé de priver le randonneur du spectacle d’une nature apaisée, le choix assumé de fermer les yeux sur les accidents, le choix assumé de fermer les yeux sur la confiscation de la nature par une minorité. Cet article est lamentable !

    Répondre
  8. Danguin says:
    3 mois ago

    Bonjour
    Le dialogue est à l’évidence préférable au conflit, toutefois la communauté des randonneurs , nombreuse , fondamentalement pacifique , soucieuse d’environnement  » protégé « ne saurait être mise sur un pied d’égalité avec la ou les communauté de chasseurs, minoritaires, peut être soucieuses d’une certaine qualité d’environnement mais animée d’un esprit plutôt « prédateur voire guerrier ».
    Ne vous en déplaise donc, les dés risquent d’être pipés dès le départ si on admet une équivalence de communautés parties à la négociation ».

    Répondre
  9. Bussat says:
    3 mois ago

    Bonjour en fait c’est très simple, la chasse tout les jours jusqu’à 13h et la randonnée tout les jours à partir de 13h … pendant la période de chasse. Bonne journée

    Répondre
  10. Boucaret says:
    3 mois ago

    Respect de la loi
    Libre circulation sur les chemins ruraux
    Le reste n est que bla bla

    Répondre

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