Parcourir 1 600 kilomètres à pied à presque 80 ans semble relever de l’exploit. Pourtant, pour Daniel Saint-Hamont, ancien journaliste devenu marcheur passionné, cette aventure n’a rien d’exceptionnel.
Sac de 7 kilos sur le dos, pluie, froid, longues journées de solitude… l’octogénaire vient de relier les chemins jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle en 120 jours.
Le plus surprenant ? Daniel n’était pas sportif. Il a découvert la randonnée… après 70 ans. Son parcours prouve qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer, à condition d’adopter une approche progressive et régulière.
Une passion née tardivement, presque par hasard
Pendant toute sa carrière, Daniel a travaillé assis derrière un bureau. À la retraite, il décide simplement d’enfiler une paire de chaussures pour marcher autour de chez lui. Les débuts sont difficiles : après quelques kilomètres, la fatigue est immédiate et le corps proteste.
Plutôt que d’abandonner, il choisit une stratégie simple : écouter ses sensations et avancer pas à pas. Quelques kilomètres au départ, puis un peu plus chaque semaine. Sans objectif de performance, juste avec l’envie de voir jusqu’où son corps pouvait l’emmener.
Cette progression tranquille deviendra, quelques années plus tard, la base de son incroyable défi sur les chemins de Compostelle.
La routine qui lui permet de marcher à 80 ans
Entre deux voyages, Daniel entretient sa condition avec une discipline étonnamment simple. Il marche au moins 10 kilomètres tous les deux jours, souvent en forêt près de chez lui. À cela s’ajoutent quelques exercices de renforcement doux adaptés à son âge.
Cette régularité fait toute la différence. Lorsque vient le moment de repartir pour plusieurs semaines de marche, son corps est déjà habitué à l’effort. Pour lui, le secret n’est pas l’intensité, mais la continuité : ne jamais arrêter complètement de bouger.
Pourquoi la marche change tout après 65 ans
Les bénéfices de cette habitude dépassent largement l’endurance. Chez les seniors, la marche régulière améliore la santé cardiovasculaire, aide à maintenir la masse musculaire et renforce l’équilibre. Elle contribue aussi à réduire les risques d’hypertension, de diabète ou d’accident vasculaire cérébral.
Sur le plan mental, les effets sont tout aussi importants : meilleure mémoire, diminution du stress et sentiment d’autonomie renforcé. L’Organisation mondiale de la santé recommande environ 2 h 30 d’activité modérée par semaine après 65 ans. Avec ses sorties régulières, Daniel dépasse largement ce seuil.
Comment il s’est préparé pour ses 1 600 km
Sa méthode est accessible à tous. Avant un grand départ, Daniel conseille de commencer trois à quatre semaines à l’avance avec des sorties de 3 à 4 kilomètres. Ensuite, il suffit d’ajouter environ un kilomètre tous les un ou deux jours jusqu’à atteindre des distances de 12 à 15 kilomètres.
Pour lui, la principale difficulté n’est pas la marche elle-même, mais le poids du sac. Une fois ce paramètre maîtrisé – idéalement autour de 7 kilos –, le corps s’adapte naturellement au rythme.
Un message simple : l’âge n’est pas la limite
L’histoire de Daniel Saint-Hamont n’est pas celle d’un athlète d’exception, mais celle d’un senior ordinaire qui a choisi de rester actif. Son parcours rappelle qu’il est possible de construire son endurance à tout âge, à condition de progresser lentement et de rester régulier.
Aujourd’hui, après 1 600 kilomètres sur les chemins, il affirme se sentir plus solide qu’à 60 ans. Une preuve inspirante que la marche peut devenir un véritable moteur de vitalité… même lorsque l’aventure commence après 70 ans.






N est ce pas lui qui a écrit le livre
Compostelle pour les vieux ?
Merci pour votre article