Des bâtons de rando à moins de 15 euros qui transforment chaque sortie en séance musculaire complète, c’est la promesse du modèle CRIVIT vendu chez Lidl. On a épluché ce qu’il vaut vraiment sur le terrain, sans se laisser emballer par l’étiquette prix.
Pourquoi les bâtons changent vraiment la randonnée
Sortir sans bâtons, c’est marcher avec la moitié de son corps. Avec, les épaules, les pectoraux, les triceps, les biceps et les dorsaux entrent en action à chaque poussée sur le sentier, en plus des muscles classiques de la marche en dénivelé : quadriceps, ischio-jambiers, mollets, fessiers et ceinture abdominale. La Fédération Française de la Randonnée Pédestre le formule clairement : « l’utilisation de bâtons permet de soulager les membres inférieurs et d’améliorer l’équilibre, notamment en terrain accidenté ». Autrement dit, on fatigue moins les genoux en descente, on pousse plus fort en montée, et le corps travaille de façon globale.
C’est d’ailleurs ce que confirme notre article sur les 2 accessoires à moins de 20 € qui changent tout en randonnée : l’effet des bâtons sur la posture et l’endurance est souvent sous-estimé par les pratiquants occasionnels. La pente accentue encore le phénomène : plus le dénivelé grimpe, plus la poussée sur les bras devient exigeante. Sur un sentier à 15 % de pente, les bras encaissent une part significative de l’effort, ce que l’on oublie souvent quand on parle de randonnée.
Ce que vaut concrètement le CRIVIT à 14,99 € ?
Le modèle CRIVIT vendu chez Lidl repose sur une structure en aluminium, légère et robuste, prévue pour encaisser les appuis répétés sur tous types de terrain : forêt, moyenne montagne, chemins côtiers. Les bâtons sont réglables en hauteur, ce qui permet de s’adapter à sa morphologie et d’ajuster l’inclinaison selon le relief. En montée, on les raccourcit légèrement pour mieux pousser vers l’arrière. En descente, on les allonge pour amortir le choc et préserver les rotules.
La poignée ergonomique limite les frottements sur les longues heures de marche, point souvent négligé sur les modèles d’entrée de gamme. Les retours utilisateurs sont globalement positifs, beaucoup citant la fiabilité du modèle pour un usage régulier sur sentiers balisés. À noter : si vous randonnez sur des sites littoraux, pensez aux embouts de protection. Depuis l’arrêté de Ploumanac’h, plusieurs gestionnaires de sites naturels envisagent des restrictions similaires, comme on l’explique dans notre article sur l’interdiction des bâtons sans embouts.
Pour qui ce modèle a du sens (et pour qui il en a moins)
Le CRIVIT convient parfaitement au randonneur qui enchaîne des sorties d’une journée, sur des sentiers balisés en forêt ou en moyenne montagne. Le prix le rend accessible pour tester les bâtons sans risquer gros, notamment pour ceux qui n’ont jamais utilisé cet accessoire. La structure aluminium est plus lourde que le carbone, mais aussi plus résistante aux chocs latéraux, ce qui est un avantage réel sur terrain caillouteux.
En revanche, pour les randonneurs qui enchaînent plusieurs jours consécutifs avec sac chargé, ou pour ceux qui pratiquent le trail en dénivelé important, un modèle carbone plus léger et plus réactif sera plus adapté. Le CRIVIT n’est pas taillé pour le hors-sentier engagé ni pour les longues traversées alpines. Mais pour 90 % des randonneurs amateurs qui sortent le week-end sur des GR ou des chemins forestiers, il fait très bien le travail, sans surprises désagréables au bout de deux kilomètres.




