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Après 40 ans, cette marche en côte fait travailler les jambes sans courir

Irvin THOMAS par Arnaud Houde
Publié le 26 juillet 2026
Lecture 3 min
Randonneur en montée sur une colline herbeuse, bâtons à la main

Photo Pexels / Brian Petty

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Pas besoin de courir pour transformer sa silhouette après 40 ans. Une coach en force et nutrition a rendu public le protocole de marche en pente qu’elle pratique chaque jour, et sa méthode a surtout l’avantage d’être simple à reproduire. 25 minutes, cinq phases, zéro saut. Si tu cherches un effort durable sur le long terme, comme le rappellent les randonneurs aguerris, c’est exactement ce type de séance qui s’installe dans la durée sans abîmer les genoux.

Pourquoi la montée fait mieux travailler le corps qu’une surface plate

Silvana Catalano, coach en force et nutrition sportive, a mis au point ce protocole sur tapis de course inclinable. Le principe repose sur un enchaînement de pentes variables à faible vitesse, entre 3 et 4 mph (environ 5 à 6,5 km/h). Pas de course, pas de sprint. Juste de la marche, mais en côte franche.

L’intérêt physiologique est précis : après une séance de musculation, les réserves de glycogène sont partiellement vidées. La marche en pente augmente fortement le travail musculaire par rapport à une surface plate. La source présente cette séance comme un cardio doux à placer après le renforcement, sans prétendre qu’elle remplace à elle seule une vraie stratégie santé.

Second effet notable : la marche fait baisser le cortisol, cette hormone du stress qui grimpe après un effort intense. Après un effort intense, une marche contrôlée peut aussi servir de retour au calme. C’est surtout cette logique progressive qui rend le protocole intéressant pour les marcheurs de plus de 40 ans.

La marche en pente active les fessiers, les ischio-jambiers et la sangle abdominale simultanément, avec un impact articulaire minimal. C’est l’une des rares activités cardio praticables chaque jour sans risque de surmenage.

Le protocole en 5 phases, minute par minute

Voici exactement ce que Catalano effectue sur son tapis, sans modifier la structure depuis des années.

Phase 1 (minutes 1 à 5) : Échauffement, pente 5, vitesse 3 mph

L’objectif de ces cinq premières minutes est simple : mettre le corps en mouvement et amorcer la descente du cortisol accumulé pendant la séance de musculation. On ne cherche pas encore à installer le rythme, on prépare le terrain.

Phase 2 (minutes 6 à 10) : Montée en charge, pente 8, vitesse 3,8 mph

Le rythme cardiaque commence à grimper. Catalano décrit ce bloc comme le moment où « le travail commence vraiment ». Les jambes commencent à sentir la résistance de la pente, sans impact de course.

Phase 3 (minutes 11 à 15) : Zone maximale, pente 11, vitesse 4 mph

C’est le cœur de la séance. Fessiers, ischio-jambiers et abdominaux travaillent de concert. La pente à 11 est significative : on sent chaque foulée dans la chaine postérieure, sans que ça vire au sprint.

Phase 4 (minutes 16 à 20) : Récupération active, pente 9, vitesse 3 mph

La pente reste élevée mais la vitesse redescend. L’idée est de laisser le système cardiovasculaire se stabiliser un peu sans couper l’effort. On continue de bouger, on ne s’arrête pas, on souffle juste.

Phase 5 (minutes 21 à 25) : Accélération finale, pente 12, vitesse 4 mph

Le bloc le plus exigeant arrive en dernier. La pente atteint son niveau le plus haut de toute la séance. Catalano l’appelle le « dernier push » : finir fort, sur la pente maximale. Cinq minutes à tenir, et c’est terminé.

Ce que ça change concrètement sur le terrain de rando

Ce type de protocole n’est pas réservé aux adeptes de salle de sport. Pour un randonneur qui prépare une sortie avec du dénivelé, cette logique de marche en montée à rythme soutenu est directement transposable sur sentier. Travailler régulièrement les pentes, à allure modérée et en durée fractionnée, prépare les jambes aux longues montées et améliore l’endurance de la chaine postérieure, précisément les muscles sollicités sur un sentier à fort D+.

Si tu randonnes en période de canicule, pense aussi à adapter ton équipement aux conditions, comme le détaille notre article sur les sandales de rando en été. Avec des températures élevées, la marche en pente demande une attention particulière à l’hydratation et au choix des chaussures.

La source rappelle surtout l’intérêt d’enchaîner renforcement puis cardio doux lorsque l’objectif est de progresser sans multiplier les impacts. Pour les randonneurs, le vrai bénéfice reste simple : habituer les jambes à monter longtemps, régulièrement, et sans courir.

Pour reproduire ce protocole en extérieur, cherche un sentier avec un dénivelé régulier sur 3 à 5 km. Les pentes forestières ou les chemins de vignes offrent souvent exactement ce profil, avec l’avantage d’un sol vivant sous les pieds plutôt qu’un tapis mécanique.

Sources

Sources :

  • Women’s Health UK, Kate Cheng et Silvana Catalano, juillet 2026
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Arnaud Houde

Passionné d’activités de plein-air et d’aventures, la randonnée a été pour moi une révélation il y a quelques années, raison pour laquelle j'ai décidé de lancer mapetiterando.fr afin de partager et faire découvrir au plus grand nombre la pratique de la randonnée.

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