Actualités, itinéraires de randonnée et tourisme en France
  • Accueil
  • Actualités
  • Randonnée
  • Tourisme
  • Outdoor
  • Conseils
S'abonner
Actualités, itinéraires de randonnée et tourisme en France
  • Accueil
  • Actualités
  • Randonnée
  • Tourisme
  • Outdoor
  • Conseils
Accueil Conseils

Comment s’habiller pour une randonnée en été 2026 : le guide complet

Irvin THOMAS par Arnaud Houde
Publié le 11 juillet 2026
Lecture 14 min
Randonneur équipé pour une sortie estivale en montagne, vêtements légers et sac à dos

Photo : Yaroslav Shuraev / Pexels

À lireaussi

Randonneur avec lampe frontale face aux montagnes sous un ciel étoilé

Quand il fait trop chaud le jour, ces 3 randonnées se vivent sous les étoiles

21 juillet 2026
Ben Nevis dans les Highlands écossais sous un ciel dramatique

3 sommets en 24h : ce défi britannique épuise autant les jambes que la logistique

21 juillet 2026

Randonner en été 2026 impose une préparation vestimentaire qu’aucune saison ne demande autant. Avec des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses (35 °C dépassés régulièrement en plaine, 25 °C en montagne à 2 000 mètres), le choix des vêtements devient un facteur de sécurité autant que de confort. Ce guide complet passe en revue les cinq pièces essentielles à privilégier cet été (t-shirt technique, pantalon ou short, couvre-chef, sous-vêtements, sac ventilé), les matières à choisir (mérinos, synthétique, coton), l’indice UPF à comprendre, et les erreurs classiques à éviter absolument. Un article evergreen à sauvegarder pour bien préparer sa saison rando estivale.

Pourquoi l’été change tout dans l’habillement rando

L’habillement rando estival ne se contente pas d’adapter la tenue de mi-saison. Il répond à des contraintes physiques différentes : évacuer une transpiration abondante, protéger la peau des UV agressifs, éviter la surchauffe corporelle, tout en gardant une couche disponible pour les orages fréquents en fin d’après-midi. Un randonneur qui applique ses habitudes vestimentaires du printemps risque une sortie catastrophique en pleine canicule.

Les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes changent également les priorités. Il y a vingt ans, un randonneur français préparait ses tenues pour affronter un été tempéré autour de 22-28°C. En 2026, les épisodes au-dessus de 30 °C concernent régulièrement une grande partie du pays, avec des pointes nettement plus hautes lors des vagues de chaleur. L’équipement doit désormais anticiper ces situations extrêmes.

Comme nous le détaillions dans notre article récent sur les cinq règles d’or par 35 °C, savoir choisir intelligemment son terrain devient une compétence clé du randonneur contemporain. L’équipement vestimentaire fait partie de cette adaptation : il permet de continuer à pratiquer là où sans lui, la randonnée serait tout simplement trop dangereuse. Investir intelligemment dans quelques pièces bien choisies fait une différence considérable.

Le système des 3 couches simplifié en été

Le système classique des 3 couches, universellement enseigné en randonnée, s’applique aussi en été, mais dans une version simplifiée. Il s’adapte particulièrement bien aux journées où les températures peuvent varier de 15°C au petit matin à 35 °C en milieu d’après-midi, avec parfois un orage rafraîchissant en fin de journée.

La première couche (couche de base) est probablement la plus importante en été. Elle est en contact direct avec la peau et doit évacuer efficacement la transpiration tout en restant confortable pendant des heures d’effort. Concrètement : un t-shirt technique manches courtes ou manches longues (selon l’exposition solaire), à privilégier en laine mérinos fine ou en fibres synthétiques techniques. Nous détaillons les matières plus loin.

La deuxième couche (couche médiane), souvent omise en été, mérite une place dans le sac. Il s’agit d’une chemise légère à manches longues ou d’une polaire ultra-fine, utile pour les pauses en altitude ou en fin de journée quand les températures chutent. En 2026, plusieurs marques proposent des chemises solaires (UPF 50) qui combinent confort thermique et protection UV pour les passages exposés.

La troisième couche (couche externe) se résume en été à un coupe-vent léger, imperméable au minimum (5 000 mm de colonne d’eau), qui sert principalement contre les averses orageuses fréquentes en fin d’après-midi. Pour les bivouacs en altitude, une doudoune fine peut compléter le kit, les nuits restant fraîches (parfois moins de 5°C au-dessus de 2 000 mètres même en juillet).

Cette configuration à trois pièces (base + médiane + coupe-vent) permet de partir léger tout en couvrant l’essentiel des situations rencontrées lors d’une sortie journée estivale.

Le t-shirt technique : mérinos, synthétique ou coton ?

La question du t-shirt technique est probablement la plus importante et la plus débattue. Trois grandes familles de matières coexistent, avec des atouts et des limites différents.

La laine mérinos constitue probablement le meilleur choix pour l’été, malgré une idée reçue tenace qui la réserve à l’hiver. Le mérinos fin (130 à 200 g/m²) régule remarquablement bien la température, dans les deux sens. Il retient l’humidité dans la fibre sans donner cette sensation désagréable de tissu trempé, il n’accumule pas les odeurs même après plusieurs jours consécutifs, il offre généralement une bonne protection UV, surtout sur les grammages suffisants, même s’il faut vérifier l’indice UPF annoncé par le fabricant. Un t-shirt mérinos de 150 g/m² pèse entre 120 et 180 g selon la taille, ce qui reste raisonnable. Contrepartie : le prix, entre 60 et 80 euros pour un t-shirt de qualité, contre 20 à 40 euros pour un équivalent synthétique. La durabilité et les nombreux avantages compensent en partie l’écart. De nombreux pratiquants de trail et de randonnée longue distance ont adopté le mérinos comme standard estival.

Les fibres synthétiques techniques (polyester, polyamide, élasthanne) constituent l’alternative principale. Elles sèchent très rapidement, coûtent moins cher que le mérinos, résistent bien à l’usage intensif. Contrepartie : elles retiennent fortement les odeurs (impraticable pour un trek de plusieurs jours sans lessive), présentent une protection UV variable selon le tissage, la couleur et les traitements éventuels, peuvent générer des microplastiques lors du lavage. Les modèles avec traitement UPF 40 ou 50 (Columbia Omni-Shade, The North Face Hyperlight) restent une option intéressante pour les randonneurs qui cherchent le compromis prix-performance.

Le coton est à proscrire en randonnée estivale, malgré son confort au repos. Il absorbe massivement la sueur mais sèche très lentement, ce qui peut créer une sensation de fraîcheur temporairement agréable puis un refroidissement désagréable dès que le vent se lève ou que l’on s’arrête. Sur une longue sortie, il peut provoquer irritations, chocs thermiques et hypothermie relative. Seule exception : le lin, fibre naturelle qui partage certains avantages du coton (respect de la peau, sensations agréables) sans en avoir tous les défauts (séchage plus rapide). Le lin peut être une option pour les randonnées courtes en climat très chaud et sec (Provence, Corse).

Le pantalon vs le short : que choisir en 2026 ?

La question du pantalon ou du short est plus complexe qu’elle n’y paraît. Chaque option a ses partisans et ses limites, et le meilleur choix dépend fortement du terrain et de l’exposition solaire.

Le short reste populaire pour la sensation de liberté et la fraîcheur immédiate qu’il procure. Il évite l’accumulation de chaleur dans les cuisses, laisse la peau à l’air, permet un séchage rapide en cas de pluie. Contrepartie majeure : il expose les jambes aux UV, aux tiques, aux ronces, aux moustiques, et aux frottements sur les hautes herbes. Sur les sentiers alpins caillouteux ou dans les garrigues méditerranéennes, un short expose à des blessures et échauffements réguliers.

Le pantalon convertible (avec bas amovibles par zip aux genoux) est probablement le meilleur compromis pour 2026. Il permet de passer instantanément du mode pantalon (protection UV, ronces, moustiques) au mode short (fraîcheur immédiate) selon les besoins. Les modèles à privilégier : tissu léger (150 à 200 g/m²), séchage rapide, traitement déperlant léger, poches multiples pour l’organisation. À éviter absolument : les modèles imperméables ou semi-imperméables, qui retiennent la chaleur et empêchent l’évacuation de l’humidité. Un pantalon convertible de qualité coûte entre 60 et 120 euros.

Les manchettes et jambières UPF constituent une alternative moderne intéressante. Ce sont des tubes de tissu anti-UV amovibles qui se glissent sur les bras ou les jambes en quelques secondes. Ils permettent de rester en short et débardeur (fraîcheur maximale) tout en couvrant les zones exposées quand le sentier sort de l’ombre. Compter 15 à 25 euros la paire, un investissement raisonnable pour les randonneurs qui privilégient la fraîcheur au confort visuel.

Le couvre-chef indispensable : chapeau ou casquette ?

Le couvre-chef est probablement l’élément le plus important de la tenue estivale, et paradoxalement l’un des plus souvent négligés. La tête reçoit un rayonnement solaire direct considérable, et l’insolation reste une des causes majeures de malaises sur les sentiers estivaux. Un couvre-chef adapté change radicalement le ressenti et diminue significativement les risques.

Le chapeau à large bord (booney hat, chapeau brousse) est probablement la meilleure option de protection. Il couvre non seulement la tête, mais aussi la nuque, les oreilles et une partie du visage, zones fréquemment oubliées par la crème solaire. Les modèles techniques modernes (Columbia Bora Bora Booney, Sunday Afternoons Ultra Adventure) affichent des indices UPF 50+ et une ventilation mesh qui limite la surchauffe. Compter 30 à 45 euros pour un modèle de qualité. Contrepartie : moins pratique par grand vent et esthétique parfois discutée.

La casquette avec protège-nuque est le compromis entre protection et style. Une casquette classique laisse les oreilles et la nuque exposées, mais les modèles avec pan tissu amovible (Rab Talus Cap, Haglöfs Equator III) couvrent ces zones sensibles tout en restant discrètes visuellement. UPF 50+ pour les meilleurs modèles, ventilation mesh sur le dessus. Compter 25 à 40 euros. Bon compromis pour les randonneurs qui hésitent à adopter le chapeau à large bord.

Le bandana ou buff multifonctions complète efficacement le couvre-chef, particulièrement en version mouillée. Un bandana humidifié régulièrement (petit pulvérisateur d’eau à recharger aux pauses) peut faire baisser la température ressentie au cou de plusieurs degrés grâce à l’évaporation. C’est probablement l’accessoire de fraîcheur le plus efficace et le moins cher (5 à 15 euros).

Enfin, les lunettes de soleil font partie intégrante de la protection tête. Catégorie 3 minimum pour la randonnée en plaine et moyenne montagne. Catégorie 4 pour la haute montagne et les glaciers ; attention, cette catégorie est interdite à la conduite et trop sombre pour un usage polyvalent. Vérifier la mention UV400 qui garantit une protection à 100% contre les UVA et UVB.

L’indice UPF : ce qu’il faut vraiment comprendre

L’indice UPF (Ultraviolet Protection Factor) mesure la protection UV d’un tissu. C’est probablement l’information technique la plus utile mais aussi la plus mal comprise par les randonneurs. Voici les repères essentiels pour bien choisir en 2026.

UPF 30+ : niveau minimum recommandé pour la randonnée estivale. Le tissu laisse passer moins de 1/30ème des UV (soit environ 3,3%). Adapté aux sorties courtes en zones partiellement ombragées.

UPF 40 : protection intermédiaire. Le tissu laisse passer 1/40ème des UV (environ 2,5%). Bon compromis pour la plupart des sorties estivales, y compris en moyenne montagne.

UPF 50+ : protection maximale reconnue par les normes internationales. Le tissu bloque plus de 98% des UV. Recommandé pour la haute montagne, les randonnées d’altitude (au-dessus de 2 000 mètres, chaque tranche de 1 000 mètres augmente l’intensité UV de 10 à 15%), les zones à réverbération élevée (neige, glacier, calcaire clair), les peaux sensibles ou les traitements dermatologiques en cours.

Point important souvent ignoré : un t-shirt blanc basique sans mention UPF laisse passer souvent 20 à 30% des UV, ce qui équivaut à un indice UPF de seulement 3 à 5. Les coups de soleil « à travers le t-shirt » sont donc parfaitement possibles et courants. Pour les randonneurs à peau sensible ou les itinéraires très exposés, l’investissement dans des vêtements UPF certifiés est probablement l’un des meilleurs rapports coût-bénéfice de tout l’équipement outdoor.

La laine mérinos peut offrir une protection UV élevée selon le grammage, le tricotage et la couleur, mais il faut vérifier l’indice indiqué par la marque plutôt que supposer une protection automatique. C’est malgré tout un argument solide en faveur de cette matière pour les randonneurs qui cherchent une protection intégrée sans traitement chimique ajouté.

Les sous-vêtements et chaussettes : le silence qui fait mal

Les sous-vêtements et chaussettes sont probablement les pièces les moins glamour de l’équipement rando, mais aussi celles qui font le plus la différence sur une longue journée. Un mauvais sous-vêtement ou une chaussette inadaptée peut transformer une sortie plaisir en calvaire.

Les sous-vêtements techniques doivent respecter les mêmes principes que la couche de base : mérinos ou synthétique, jamais coton. Les modèles à privilégier ont une découpe anatomique (sans coutures apparentes aux endroits de frottement), un tissu à séchage rapide, une taille légèrement plus haute pour éviter les glissements sous le sac à dos. Pour les femmes, les brassières de sport avec support ajusté à l’effort évitent les échauffements sous les bretelles du sac.

Les chaussettes de randonnée sont particulièrement importantes en été. Elles doivent évacuer efficacement la transpiration pour éviter les ampoules, principal ennemi du randonneur d’été. Les modèles à privilégier ont : un renfort au talon et au bout du pied, une compression légère à la cheville, une matière mérinos ou synthétique (jamais coton), une hauteur adaptée aux chaussures (basse pour chaussures basses, mi-mollet pour chaussures montantes). Comme nous le mentionnions dans notre article récent sur les kilomètres à prévoir pour une première randonnée, la qualité des chaussettes contribue autant au confort que celle des chaussures.

Astuce préventive contre les ampoules : les chaussettes doubles épaisseurs (Wrightsock, Injinji Liner) répartissent les frottements entre les deux couches et réduisent significativement le risque d’ampoule. Plus chères (15 à 25 euros la paire) mais très efficaces pour les randonnées longues ou les randonneurs sensibles aux ampoules.

Le sac à dos : privilégier la ventilation dorsale

Le sac à dos est souvent perçu comme un simple contenant, mais son système de portage influence directement le confort thermique. Un sac non ventilé peut faire tremper toute la partie dorsale du t-shirt en moins d’une heure, générant échauffements et sensation d’inconfort permanent.

Les sacs avec dos ventilé (système mesh, tension dorsale) créent un espace entre le dos et le sac, ce qui permet à l’air de circuler et à la transpiration de s’évaporer. Les modèles à privilégier : Osprey Talon 22 ou Manta 34 (référence du secteur), Deuter Speed Lite 22, Gregory Nano 22. Comptez 100 à 150 euros pour un sac journée de qualité. C’est probablement l’investissement le plus rentable pour améliorer immédiatement le confort d’été.

Le volume dépend du type de sortie. Pour une sortie journée classique : 20 à 25 litres suffisent. Pour une randonnée journée avec matériel photo ou vêtements de rechange : 25 à 30 litres. Pour un trek de plusieurs jours en autonomie : 45 à 65 litres. Éviter les sacs trop grands pour les sorties courtes : ils encouragent à emporter trop de matériel et pèsent plus lourd même vides.

Les critères pratiques essentiels : poche à eau intégrée (pour boire en marchant, comme nous le détaillions dans notre article sur la quantité d’eau à prévoir en rando), poches latérales accessibles à la marche (pour ranger casquette, coupe-vent, snacks), sifflet de secours intégré à la sangle poitrine, ceinture ventrale bien construite pour reporter le poids sur les hanches.

Les accessoires rafraîchissants : parapluie, bandana, manchettes

Au-delà des vêtements de base, quelques accessoires innovants améliorent significativement le confort par forte chaleur. Ils sont encore peu répandus en France mais gagnent rapidement en popularité, particulièrement chez les ultra-marcheurs et les pratiquants de trail long.

Le parapluie de randonnée (aussi appelé sun umbrella) est probablement l’accessoire le plus surprenant. Long moqué, il devient populaire pour deux raisons : il crée une ombre portable permanente sur la tête et le haut du corps (baisse de la température ressentie de 5 à 10°C), et il protège efficacement contre les averses orageuses sans avoir à sortir le coupe-vent. Les modèles techniques (Six Moon Designs, Montbell) pèsent 200 à 250 g et se fixent sur les bretelles du sac pour laisser les mains libres. Compter 50 à 80 euros. Un accessoire qui fait sourire les randonneurs traditionnels et sauver les randonneurs modernes.

Le collier ou serviette refroidissant (à base de cristaux hydrogel ou de gel à changement de phase) constitue une alternative moderne au bandana mouillé. Trempé quelques secondes dans l’eau et essoré, il maintient une fraîcheur agréable au cou pendant 1 à 2 heures. Compter 15 à 25 euros. Efficace mais dépendant d’un accès à l’eau régulier.

Le pulvérisateur portable (petit vaporisateur de 100 à 250 ml) permet d’humidifier régulièrement le bandana, le visage ou les bras pour créer un effet évaporation rafraîchissant. Coût dérisoire (5 à 10 euros) pour un bénéfice réel. Idéal pour les randonneurs qui suivent notre conseil de partir tôt et donc rencontrent la chaleur maximale en milieu ou fin de journée.

Les erreurs classiques à éviter absolument

Quelques erreurs vestimentaires reviennent régulièrement chez les randonneurs, particulièrement chez les débutants ou les pratiquants occasionnels. Les identifier permet de gagner immédiatement en confort et en sécurité.

Erreur 1 : porter un t-shirt en coton. C’est probablement l’erreur la plus fréquente. Le coton absorbe la transpiration mais sèche très lentement, créant un microclimat désagréable et parfois dangereux. À proscrire absolument pour toute sortie de plus d’une heure en été.

Erreur 2 : choisir des vêtements sombres. Les couleurs foncées (noir, marine, bordeaux) absorbent le rayonnement solaire jusqu’à 30% de plus que les couleurs claires. Sur une randonnée exposée, la différence de température corporelle peut atteindre 2 à 3°C, ce qui devient significatif quand on est déjà proche de la surchauffe. Privilégier blanc, gris clair, beige, bleu ciel.

Erreur 3 : oublier le couvre-chef. Une randonnée d’été sans couvre-chef expose massivement à l’insolation. Même les randonneurs à cheveux abondants restent vulnérables au rayonnement direct sur le sommet du crâne. Le couvre-chef n’est pas optionnel en été, c’est un élément de sécurité.

Erreur 4 : partir avec un sac non ventilé. Un sac scolaire ou de ville, sans système de portage adapté, transforme le dos en surface d’évaporation permanente. Sur une randonnée de 4 à 6 heures, la transpiration accumulée peut créer des irritations et une déshydratation accélérée.

Erreur 5 : négliger le coupe-vent en été. Les orages de fin d’après-midi arrivent souvent brutalement en montagne. Un randonneur trempé et exposé au vent peut passer en quelques minutes d’une surchauffe à une hypothermie modérée. Le coupe-vent léger (100 à 200 g) doit toujours être dans le sac, même par 35 °C au départ.

Erreur 6 : sortir aux heures les plus chaudes. Aucun équipement, aussi bon soit-il, ne compense un départ à 14h en pleine canicule. Comme nous le détaillions dans notre article sur les cinq règles d’or, partir avant 8h reste la règle numéro un.

La tenue type recommandée pour une randonnée estivale 2026 :

T-shirt manches courtes en laine mérinos 150 g/m² UPF 50 (couleur claire). Pantalon convertible technique séchage rapide UPF 30 (couleur beige ou gris clair). Sous-vêtements techniques (mérinos ou synthétique). Chaussettes randonnée mi-hauteur mérinos ou synthétique. Chaussures adaptées au terrain (basses ou montantes selon les cailloux). Chapeau à large bord UPF 50+ avec ventilation mesh. Lunettes de soleil catégorie 3 ou 4 avec protection UV400. Sac à dos 20-25 L avec dos ventilé. Coupe-vent imperméable léger en fond de sac. Crème solaire SPF 50+, bandana, pulvérisateur d’eau. Ce kit couvre 90% des sorties journée en montagne, forêt ou littoral par forte chaleur en 2026.

Combien investir dans son équipement été rando ?

Le budget vestimentaire pour la randonnée estivale varie considérablement selon les ambitions et la fréquence de pratique. Voici trois profils budgétaires réalistes pour 2026.

Budget serré (150-250 euros) pour les randonneurs occasionnels (1 à 5 sorties par an). T-shirt synthétique technique 25 euros, pantalon convertible entrée de gamme 50 euros, casquette avec protège-nuque 25 euros, chaussettes techniques 15 euros, sac à dos 20 L basique 40 euros, coupe-vent léger 40 euros. Le kit couvre les fondamentaux sans compromis dangereux sur la sécurité.

Budget équilibré (400-600 euros) pour les randonneurs réguliers (10 à 25 sorties par an). T-shirt mérinos 70 euros, pantalon convertible technique 80 euros, chapeau à large bord UPF 50 40 euros, sous-vêtements techniques 30 euros, chaussettes doubles 25 euros, sac à dos ventilé Osprey ou Deuter 130 euros, coupe-vent technique 80 euros. C’est probablement le meilleur rapport coût-plaisir pour la plupart des pratiquants.

Budget confortable (800-1 200 euros) pour les randonneurs passionnés ou les treks longs. Ajout d’un deuxième t-shirt mérinos, d’une chemise UPF 50 manches longues, d’un parapluie de randonnée, d’un collier refroidissant, d’une doudoune fine pour les bivouacs, de manchettes UPF pour la polyvalence. Investissement qui se justifie surtout pour les trek longs ou les randonnées répétées en conditions extrêmes.

L’idée à retenir

S’habiller intelligemment pour une randonnée estivale 2026 n’est pas une question de mode ou de budget, c’est une question de sécurité et de confort réel. Cinq pièces essentielles suffisent probablement pour la plupart des sorties : un t-shirt technique (mérinos ou synthétique, idéalement UPF 40+), un pantalon convertible léger, un couvre-chef adapté (chapeau ou casquette avec protège-nuque UPF 50+), des sous-vêtements et chaussettes techniques, et un sac à dos avec dos ventilé.

Les erreurs les plus fréquentes (coton, couleurs sombres, absence de couvre-chef, sac non ventilé) sont toutes évitables avec un investissement modéré et un peu de préparation. Pour les randonneurs qui débutent, privilégier la qualité sur la quantité : un t-shirt mérinos vraiment adapté vaut mieux que trois t-shirts en coton, un chapeau UPF 50 vaut mieux qu’une casquette classique.

Comme nous l’évoquions dans notre récent article sur les cinq règles d’or par 35 °C, l’habillement fait partie d’un écosystème de préparation plus large qui inclut le choix du terrain, les horaires de départ, l’hydratation et la nutrition. Aucun élément ne compense les autres, mais chacun contribue au succès global de la sortie. Bonne saison rando 2026, prudente, confortable et rafraîchissante.

Sources :

  • Normes internationales UPF (Ultraviolet Protection Factor), Fédération européenne des textiles techniques
  • Météo France, recommandations fortes chaleurs et vigilance météo
  • Fédération Française de la Randonnée Pédestre, conseils équipement et pratique estivale
  • Article récent sur ce blog : Peut-on encore randonner par 35 °C ? Les 5 règles d’or des guides en 2026
  • Article récent sur ce blog : Combien d’eau prévoir en rando ? Le guide selon durée et température
  • Article récent sur ce blog : 7 gorges et cascades françaises qui restent fraîches même à 35 °C
  • Article récent sur ce blog : Première rando : combien de km prévoir pour ne pas se dégoûter à vie ?
5/5 - (1 vote)

📘 Recevez le guide gratuit

Le guide gratuit pour reprendre la rando après 60 ans, sans se blesser. 14 pages, téléchargement immédiat.

PartagerTweeterPartager

Arnaud Houde

Passionné d’activités de plein-air et d’aventures, la randonnée a été pour moi une révélation il y a quelques années, raison pour laquelle j'ai décidé de lancer mapetiterando.fr afin de partager et faire découvrir au plus grand nombre la pratique de la randonnée.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Randonneur avec lampe frontale face aux montagnes sous un ciel étoilé

Quand il fait trop chaud le jour, ces 3 randonnées se vivent sous les étoiles

21 juillet 2026
Ben Nevis dans les Highlands écossais sous un ciel dramatique

3 sommets en 24h : ce défi britannique épuise autant les jambes que la logistique

21 juillet 2026
Parent portant un enfant dans un porte-bébé sur un sentier de montagne

Randonner avec un bébé en été : ces 6 erreurs transforment vite la sortie en galère

21 juillet 2026
Chaussures de randonnée et chaussettes sur un sentier forestier exposé aux tiques

Une tique peut gâcher votre été en rando : les gestes à faire avant qu’il soit trop tard

20 juillet 2026
Facebook Twitter Instagram Youtube Pinterest RSS
Mapetiterando.fr

Catégories

  • Actualités
  • Alpes-de-Haute-Provence
  • Bivouac
  • Canoë & Kayak
  • Chaussures
  • Conseils
  • France
  • Gironde
  • Guides pratiques
  • Hautes-Pyrénées
  • Matériel & Équipement
  • Non classé
  • Outdoor
  • Pyrénées-Atlantiques
  • Randonnée
  • Réflexions
  • Running
  • Sac à dos
  • Tourisme
  • Trekking
  • Vélo

Navigation

  • À propos
  • Newsletter
  • Nos partenaires
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité

© 2021 mapetiterando.fr - Tous droits réservés

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • À propos
  • Newsletter
  • Nos partenaires
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité