Le col du Portet culmine à 2 214 mètres, au-dessus de Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées. En 2027, il sera le point culminant du Tour de France et l’arrivée de l’étape reine, le 22 juillet. Le Tour y est déjà passé deux fois : en 2018, avec la victoire de Nairo Quintana, et en 2021, avec celle de Tadej Pogacar.
Ces trois dates installent un nom. Elles ne disent rien du lieu les autres jours de l’année, quand la course n’y passe pas et que le col n’a plus de spectateurs à recevoir.
Un col au-dessus de Saint-Lary-Soulan
Le Portet domine Saint-Lary-Soulan, et c’est le plus haut col des Pyrénées côté français. La commune qui lui sert de base est aussi une station : les activités d’hiver à Saint-Lary-Soulan occupent une partie de son calendrier, et le col se trouve juste au-dessus de cette vie de vallée.
Cette position élevée explique une partie de l’intérêt qu’on lui porte. Elle ne dit rien de ce qu’on y fait à pied. Le Portet n’est pas seulement un sommet d’étape : c’est un point de passage, et c’est par là que l’itinéraire de randonnée prend son sens.
Trois passages du Tour, dont un à venir
2018, 2021, 2027. Deux vainqueurs déjà inscrits, Nairo Quintana puis Tadej Pogacar, et une arrivée annoncée pour le 22 juillet 2027 en qualité d’étape reine, avec le point culminant du parcours. Trois passages ne font pas une histoire longue, mais assez pour que le nom circule bien au-delà des cartes de randonnée.
Le Tour de France 2026 avait lui aussi donné lieu à un recensement de paysages à découvrir à pied le long de son parcours, dont le cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées. Le Portet s’inscrira dans la même série en 2027. La différence tient à l’accès : la route du Tour n’est pas le seul moyen de monter au col.
Le GR10 passe au sommet
Le GR10, qui traverse la chaîne des Pyrénées, passe au col du Portet. Ce détail change la nature du lieu. Un col atteint par une route et traversé par un itinéraire de longue distance n’est pas un cul-de-sac : on peut y monter à pied, en redescendre par un autre versant, et refermer une boucle plutôt que de revenir sur ses pas.
C’est cette configuration qui rend possible la randonnée décrite autour du Portet. Elle ne consiste pas à viser le sommet puis à faire demi-tour, mais à relier le col à une série de lacs situés en contrebas.
Une boucle d’un peu plus de dix kilomètres
La boucle compte un peu plus de dix kilomètres, pour quatre heures de marche annoncées, et passe par le refuge de Bastan. Quatre heures, c’est une durée d’itinéraire : le chiffre ne comprend ni les arrêts, ni le temps passé aux lacs, ni les pauses photo. Il varie aussi selon la personne qui marche et selon l’état du terrain le jour venu.
Ce format de boucle a un avantage pratique : il évite de repasser deux fois au même endroit, et il fait du retour une partie du parcours plutôt qu’une répétition. Il impose en revanche de choisir un sens, ce que les sources consultées ne font pas.
Du lac de l’Oule aux lacs de Bastan
L’enchaînement d’eau structure l’itinéraire. Il commence au lac de l’Oule, puis rejoint les lacs de Bastan, que leur position distingue : le Bastan inférieur, celui du milieu, le supérieur. Le refuge de Bastan se trouve entre les deux derniers.
Cette succession donne des repères faciles à suivre sur une carte, ce qui compte sur un tracé où le nom du lieu revient trois fois. Elle ne dit rien, en revanche, du sens de parcours : les sources consultées donnent l’ordre des lacs sans préciser si la boucle les traverse à la montée ou à la descente, ni à quel moment elle franchit le col. Ce point se vérifie sur une carte avant de partir, car il détermine où se place l’effort.
Un refuge, entre deux lacs
Le refuge de Bastan est le seul bâtiment mentionné sur le tracé, entre le lac du milieu et le lac supérieur. Sa position en fait un repère utile : il marque la fin de la série des lacs côté haut, et il permet de situer sa progression sur un itinéraire où les points remarquables sont surtout des plans d’eau.
Rien, dans les sources consultées, ne renseigne sur son ouverture, sur la présence d’un gardien à la saison où l’on marche, sur sa capacité ou sur la possibilité d’y manger. Un refuge n’est pas forcément ouvert quand on passe devant : l’information se vérifie avant de compter sur lui pour une halte, et elle n’est pas documentée ici.
Quatre heures annoncées, et ce que le chiffre ne dit pas
Visorando qualifie l’itinéraire d’« agréable et facile d’accès ». C’est une appréciation de topo, pas une cotation. Elle ne remplace ni un dénivelé cumulé ni une échelle de difficulté, et les sources consultées ne fournissent ni l’un ni l’autre pour cette boucle.
Un rapport simple donne malgré tout une indication. Dix kilomètres en quatre heures, avec un point haut à 2 214 mètres, ne décrivent pas un terrain plat. Cela ne permet pas de calculer un dénivelé, et il serait faux de le déduire du seul couple distance-durée. La montée existe ; son ampleur n’est pas chiffrée ici, et elle n’est pas reconstituée.
Ce qui reste à vérifier
Plusieurs éléments utiles ne figurent pas dans les sources consultées, et ne sont pas comblés : le dénivelé cumulé de la boucle, sa cotation de difficulté, le balisage et l’état des sentiers, le point de départ exact et les possibilités de stationnement, le sens de parcours, l’ouverture du refuge. La praticabilité à la saison froide, notamment en présence de neige, n’est pas documentée non plus.
Ces informations se trouvent sur une carte à courbes de niveau, dans un topo-guide récent ou auprès de l’office de tourisme de Saint-Lary-Soulan. Elles pèsent davantage sur la durée réelle de la sortie que la distance annoncée.
Reste le calendrier. Le 22 juillet 2027, le col sera le point culminant du Tour et l’arrivée de l’étape reine. D’ici là, il est déjà un col traversé par le GR10, une boucle de quatre heures et trois lacs qui portent le même nom. D’autres itinéraires des Hautes-Pyrénées sont décrits sur le site, comme six randonnées au départ de Cauterets.
