2e activité la plus dangereuse en montagne, voici 5 règles d’or pour pratiquer l’alpinisme en toute sécurité

alpinisme

La montagne est belle, apaisante, mais également dangereuse.

Elle offre la possibilité de profiter de paysages somptueux, été comme hiver, et de pratiquer une grande variété d’activités sportives : randonnée, escalade, canyoning, ski, pour n’en citer que certaines.  

Sans oublier l’alpinisme, une pratique quelque peu délaissée puisqu’on ne dénombre pas plus de 150 000 alpinistes en France, amateurs et professionnels confondus.

Pourtant, cette discipline donne l’opportunité de se dépasser, de vivre une aventure humaine et de ressentir le grand frisson.  

Il se pourrait bien que ce manque de notoriété soit lié à ses dangers.

Nous vous proposons de découvrir les règles de sécurité à suivre pour une expédition en toute tranquillité.

Alpinisme et escalade, deux activités distinctes mais pleines de similitudes

En discutant avec d’autres personnes, vous vous apercevrez assez vite que nombreuses sont celles qui font un amalgame entre ces deux disciplines qui ont toutes deux l’ascension pour objectif.

Il est donc essentiel de faire un petit point.  

Côté environnement, bien que les salles d’escalade soient devenues très à la mode ces dernières années, cette discipline se pratique essentiellement sur des falaises et des parois rocheuses et ne nécessite pas nécessairement une altitude élevée.

L’alpinisme, en revanche, se déroule généralement en haute montagne et implique l’ascension de sommets et de glaciers à altitudes élevées avec des conditions météorologiques plus extrêmes.  

Alors que les escaladeurs se concentrent sur les diverses techniques de grimpe, les alpinistes, quant à eux, doivent maîtriser un large éventail de compétences incluant l’utilisation d’un matériel spécifique, la navigation en montagne, les terrains extrêmement variés et exigeants ainsi que l’ensemble des risques liés à la haute montagne, à l’altitude et aux conditions météo.  

Il s’agit donc de deux sports comportant des risques importants et dont la chute peut être fatale, mais l’alpinisme s’avère de loin plus dangereux. Il est alors essentiel de suivre à la lettre certaines règles de sécurité.

Les règles de sécurité en alpinisme

Les règles de sécurité sont absolument cruciales pour minimiser les risques. En voici quelques-unes :

#1 : évaluer les conditions météorologiques

Avant une expédition d’alpinisme, il est obligatoire de consulter les prévisions météorologiques et de faire un point avec les autres alpinistes plus expérimentés du coin.

En effet, les changements en montagne sont rapides, dangereux et souvent imprévisibles. Il faut donc s’assurer d’un départ sous les meilleurs auspices, car, même dans ce cas, on n’est jamais à l’abri d’un revirement de situation.  

On ne part que lorsque l’on est suffisamment préparé pour faire face aux conditions attendues, et il ne faut jamais hésiter à repousser de quelques jours jusqu’à ce que le temps s’améliore et à abandonner ou à faire demi-tour si les conditions sont trop extrêmes.

#2 : disposer d’un équipement adéquat

Lorsque l’on part en randonnée alpinisme, on ne prépare pas son équipement à la légère, car un matériel de qualité et complet assure votre sécurité, alors qu’un outil défaillant ou oublié peut causer votre perte.  

Voici la liste des équipements de sécurité nécessaires :

#3 : planification et communication

Une expédition en montagne doit être planifiée minutieusement. En dehors des conditions météo, il est essentiel de vérifier les sources d’eau et les points d’évacuation.  

Par ailleurs, il est crucial de systématiquement informer quelqu’un de l’itinéraire prévu et de l’heure de retour, et d’établir des protocoles de communication clairs avec les membres de l’équipe, car en cas de danger ou d’accident, il faut être en mesure de réagir immédiatement.

#4 : la formation

Avant de partir, il est essentiel de choisir un itinéraire adapté à son niveau d’expérience et de suivre différentes formations sur :

#5 : l’encordement, une règle de survie

Cette technique implique la connexion des membres par une corde pendant la progression en montagne.

Les méthodes d’encordement varient en fonction du terrain et du nombre de personnes dans l’équipe (court, long, en mouvement, sur glacier) et doivent se coupler avec une bonne communication entre les membres.  

Son objectif est de :

Accidentologie de l’alpinisme

Les chiffres des secours

Selon une étude, parmi les 12 activités de montagne ayant nécessité des secours, l’alpinisme représente :

Quelques exemples d’accidents d’alpinisme

Respecter les règles de sécurité en alpinisme est essentiel. Voici quelques accidents qui ont été causés par le non-respect de ces règles :

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