Et si ton prochain départ rando commençait dans une couchette plutôt qu’un embouteillage ? Trois trajets en train de nuit permettent de se réveiller directement au pied des sentiers des Alpes, des Pyrénées ou du Verdon, sans une seule heure de volant.
Comme on le montrait dans notre article sur les randonnées françaises à faire avant la ruée, les plus beaux itinéraires sont souvent ceux qu’on atteint en prenant le temps.
Le train de nuit, le moyen de transport parfait du randonneur
Le principe est simple : tu montes dans le train le soir, tu te glisses en couchette avec le roulis en fond sonore, et quelques centaines de kilomètres plus tard, tu ouvres les yeux en pleine montagne. Pas de fatigue de conduite, pas de départ à 4h du matin, pas de frais de parking ni d’essence.
Le sac est prêt, les chaussures de rando attendent dans le coffre du wagon, et le sentier commence presque depuis le quai.
Presque tous les trains de nuit français partent ou arrivent à Paris, donc les trois itinéraires ci-dessous passent par la capitale. Mais pour chaque destination, des connexions en TER depuis d’autres villes de province sont également possibles.
Les 3 trajets pour randonner sans voiture
1. L’Argentière-les-Écrins : entre parc national des Écrins et Queyras
C’est sans doute le tuyau le plus solide de ce trio.
La gare de L’Argentière-les-Écrins, dans les Hautes-Alpes, se trouve coincée entre deux des plus grands terrains de jeu alpins de France : le parc national des Écrins et celui du Queyras.
Le train de nuit au départ de Paris ou des Aubrais (Orléans) y arrive sans correspondance. Depuis Marseille ou Gap, un TER fait l’affaire en journée.
Sur cette ligne en direction de Briançon, plusieurs arrêts méritent attention selon tes envies. Descendre à Die ouvre les portes des sentiers du pays du Diois.
L’arrêt de Montdauphin-Guillestre est une bonne porte d’entrée vers le Queyras. Et depuis le terminus de Briançon, il est possible de rejoindre le plateau d’Emparis, l’un des plus beaux belvédères des Alpes du Sud.
2. Foix : porte des Pyrénées ariégeoises
Direction les Pyrénées, en passant par Toulouse. Le train de nuit Paris-Toulouse arrive tôt le matin dans la ville rose, et depuis le réveil en gare, un TER d’une heure suffit pour rejoindre Foix, en plein cœur des Pyrénées ariégeoises.
Le trajet peut aussi s’effectuer en moins de cinq heures depuis Nîmes, Bordeaux, Perpignan ou Montpellier.
Attention : la ligne Paris-Latour-de-Carol, qui permettait habituellement de se réveiller directement dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, est interrompue depuis février à cause de glissements de terrain.
Le Foix-via-Toulouse reste donc l’option la plus fiable pour randonner dans ce massif. Si les Pyrénées t’attirent, l’article sur ce pic urbain des Pyrénées avec 540 m de dénivelé donne une bonne idée de ce que la région réserve comme surprises.
3. Saint-Raphaël : Verdon et arrière-pays varois
Le troisième itinéraire emmène vers le littoral varois, mais ne te laisse pas avoir par l’étiquette « mer » : Saint-Raphaël est aussi une base de départ vers les sentiers de l’arrière-pays provençal et les gorges du Verdon.
Le train de nuit au départ de Paris dessert cette gare, offrant un réveil dans un cadre radicalement différent des deux premières options, avec des randonnées adaptées à des niveaux variés.
Et pour aller encore plus loin : les options européennes
Le HuffPost signale également des trajets internationaux en train de nuit vers des destinations rando hors du commun : l’Écosse, la Slovénie et la Suède sont citées comme options pour ceux qui veulent pousser l’aventure au-delà des frontières.
Un dépaysement garanti pour les randonneurs qui ont déjà exploré les massifs français et cherchent un nouveau terrain, comme on l’évoquait dans notre article sur les circuits dans les Highlands écossais.
