Il suffit parfois d’un week-end pour vivre une aventure qui laisse une trace. Une rando qui vous secoue un peu les jambes, vous régale les yeux et vous déconnecte du quotidien mieux que n’importe quelle appli bien-être.
C’est exactement ce que j’ai vécu sur ce mini-trek de deux jours dans les Hautes-Pyrénées.
Lacs turquoise, crêtes granitiques, pins à crochets et nuits en refuge… une parenthèse que je ne suis pas près d’oublier.
Et si je vous disais qu’on y croise dix lacs différents, tous plus beaux les uns que les autres ? Que le terrain vous embarque entre plaines paisibles et chaos de roches lunaires ? Que même en pleine saison, il est possible de trouver des recoins de calme absolu ?
Curieux ? Allez, je vous embarque avec moi.
Jour 1 : des panoramas, des lacs… et un bon coup de mollet
Le départ se fait tranquillement, sac sur le dos, depuis un petit parking de montagne.
Le programme de la journée est connu : environ 9 km de marche et 850 m de dénivelé positif.
Ça grimpe, mais la beauté des paysages contribue à faire oublier l’effort. Le décor change sans cesse.
Forêts, rochers, torrents… et surtout, les premiers lacs qui apparaissent. Quelques kilomètres plus loin, un passage de col perché à 2 374 m dévoile une vue panoramique, sauvage, grandiose sur son lac en contrebas.
Un de ces endroits où on se sent minuscule et vivant à la fois. Le dernier tronçon mène jusqu’à un petit refuge perché au bord d’un lac.
Environnement calme, reflets sur l’eau et cliquetis des couverts au loin. Il est temps de poser le sac et de profiter.
Jour 2 : immersion totale dans une nature de carte postale
Après une nuit de sommeil réparatrice, je m’installe sur un rocher pour profiter du lever de soleil sur le lac, un bon café à la main.
Sans tarder, direction le sentier qui s’enfonce entre forêts de pins à crochets, dalles granitiques et vallons secrets.
Comme la veille, le chemin mène à la rencontre de nouveaux lacs aux noms chantants et aux couleurs surréalistes.
La distance est plus longue cette fois-ci : environ 16 km, avec 600 m de D+ et 1 000 m de D- si, comme moi, vous choisissez de refermer la boucle en redescendant vers votre point de départ.
C’est un beau morceau, mais la beauté des lieux fait passer les heures à toute vitesse. Un dernier regard sur les sommets, une pause grignotage au bord de l’eau et voilà que se termine l’un de mes plus beaux week-ends de rando de l’année.
Alors, vous avez deviné ?
Ce décor de rêve, cette succession de lacs d’altitude, ces pins à crochets typiques et ce refuge de bord de lac…
Vous avez deviné le nom de ce spot ? Je vous parle bien sûr du tour des lacs du Néouvielle, dans la réserve naturelle du même nom.
Un massif préservé, parsemé de plus de 70 lacs qui font sa célébrité. J’ai passé la nuit au refuge de Bastan, mais il existe d’autres variantes tout aussi belles.
Une chose est sûre : que vous soyez en quête d’effort ou de contemplation, vous en ressortirez enchanté.
Les infos à retenir si vous partez à votre tour
- Point de départ : lac d’Orédon (parking payant en été). Possibilité également de se garer au parking de Tournaboup à Barèges.
- Itinéraire suivi :
- Jour 1 : orédon > refuge de Bastan (9 km / 850 m D+)
- Jour 2 : bastan > retour à Orédon (16 km / 600 m D+, 1 000 m D-)
- Refuge : pensez à réserver très tôt (places limitées en haute saison) et prévoyez de l’argent liquide
- Période idéale : de fin juin à mi-octobre
- Eau : torrents et sources abondants (prenez un filtre ou remplissez en amont)
- Équipements : bonnes chaussures, vêtements chauds même en été, bâtons, carte IGN ou GPS, trousse de premiers secours, protections solaires, kit de toilette, sac à viande
- Réglementation : ne laissez aucun déchet, pas de cueillette, baignade déconseillée dans les lacs
Rendez-vous au pays des lacs
Ce trek dans le Néouvielle concentre tout ce que la montagne a de plus beau : du minéral, du végétal, de l’eau et du silence.
En bref, une parenthèse inoubliable que je ne peux que vous recommander.
Si vous souhaitez prendre davantage votre temps et découvrir le massif plus en profondeur, optez pour l’option en trois jours.
D’autres refuges comme celui d’Aygues Cluses ou de Campana de Cloutou permettent de construire de superbes variantes. À faire une fois dans sa vie si vous aimez les grands espaces.
