Perdus dans la vallée du Valgaudémar, l’un des vallons les plus oubliés du Parc national des Écrins malgré la beauté de ses paysages, les lacs de Pétarel offrent probablement l’un des plus beaux spots de bivouac accessibles en France en 2026.
Quatre lacs d’altitude alignés dans un cirque minéral entouré de sommets emblématiques (Pic de l’Olan à l’est, massif du Sirac au sud), avec une accessibilité relativement modérée depuis le parking des Portes à La Chapelle-en-Valgaudémar (Hautes-Alpes).
Le tout à seulement 2-3 heures de marche depuis le point de départ, avec une boucle possible sur 2 jours par le col de Pétarel (2 430 mètres) qui ouvre sur les vallons voisins et permet un retour panoramique.
Contrairement aux spots emblématiques du Parc des Écrins désormais saturés (Lac Lauvitel, Lac de la Muzelle, refuges du Bourg-d’Oisans) que nous avons récemment évoqués dans notre article sur l’étape reine du Tour de France à l’Alpe d’Huez, le vallon de Pétarel conserve une fréquentation modeste qui garantit encore une expérience authentique.
Voici le topo complet de cette boucle 2 jours, avec les règles strictes du Parc national à connaître avant de partir, les meilleurs emplacements de bivouac, les hébergements de La Chapelle-en-Valgaudémar où passer les nuits avant et après, et les conseils pratiques pour un séjour réussi en 2026.
Le lac de Pétarel : un joyau caché du Valgaudémar
Situé à environ 2 100 mètres d’altitude dans le cirque supérieur du vallon de Pétarel, l’ensemble des quatre lacs qui portent ce nom constitue probablement l’un des sites les moins connus mais les plus photogéniques des Écrins.
Chacun des lacs présente une couleur légèrement différente selon la profondeur, l’orientation et l’heure de la journée, avec une palette qui va du turquoise clair au bleu profond en passant par des reflets verts en fin de journée.
Le cirque est encadré au nord par le col de Pétarel (2 430 mètres), passage classique vers les vallons voisins. À l’est, la vue s’ouvre sur l’imposant Pic de l’Olan (3 564 mètres), sommet emblématique du massif qui domine le village de La Chapelle-en-Valgaudémar avec sa silhouette caractéristique et sa face nord réputée en alpinisme. Au sud, en arrière-plan lointain, se dresse le massif du Sirac (3 441 mètres) avec ses cols environnants (col de la Valette, col des Aiguilles), points de passage historiques entre les Hautes-Alpes et l’Isère.
La vallée du Valgaudémar elle-même mérite quelques mots de contexte. Longue d’environ 20 kilomètres depuis Saint-Firmin (entrée de vallée) jusqu’au fond du cirque du Gioberney, elle constitue l’une des vallées les plus sauvages et les mieux préservées des Écrins.
Le tourisme y reste modéré comparé aux vallées voisines (Vénéon, Freissinières), et l’ambiance villageoise garde une authenticité rurale qu’on trouve rarement dans les Alpes contemporaines.
La Chapelle-en-Valgaudémar (146 habitants selon le recensement 2022), village-porte du Parc national des Écrins, constitue le camp de base idéal pour explorer le secteur.
Le nom même de « Valgaudémar » vient probablement du prénom médiéval Gaudemar (variante de Valdemar), suggérant une possession seigneuriale ancienne.
La vallée a longtemps vécu de l’élevage transhumant et d’une agriculture d’altitude difficile, avant de connaître comme beaucoup de vallées alpines un déclin démographique important au XXe siècle. Le tourisme d’été, principalement de randonnée et d’alpinisme, constitue aujourd’hui son principal moteur économique.
L’itinéraire complet : la boucle 2 jours
La boucle recommandée pour découvrir pleinement le vallon de Pétarel s’étend sur environ 20 kilomètres et 1 500 à 1 800 mètres de dénivelée positive cumulée.
Elle se répartit sur deux journées avec bivouac aux lacs, ce qui permet à la fois de profiter du site principal en fin d’après-midi, de la lumière du coucher du soleil, du ciel étoilé, et du lever du jour sur le cirque au petit matin.
Point de départ : le hameau des Portes, situé à environ 1 100 mètres d’altitude, en amont du village de La Chapelle-en-Valgaudémar. Parking gratuit disponible pour environ 15-20 véhicules, accessible en voiture depuis Grenoble en 2h30 (par la N85 puis la D985A) ou depuis Gap en 1h30 (par la D985 puis la D985A). Ne pas confondre avec le parking du Gioberney (fond de vallée), utilisé pour d’autres itinéraires.
Jour 1 : montée aux lacs de Pétarel. Depuis Les Portes (1 100 m), suivre le sentier balisé qui monte régulièrement vers le nord-ouest par la forêt puis les alpages. Compter 2h à 3h de marche pour atteindre le lac principal à environ 2 100 mètres, avec 1 000 mètres de dénivelée positive.
Le sentier est bien tracé, sans passage technique, accessible à tout randonneur en bonne condition physique. Départ recommandé en début d’après-midi (14h-15h) pour arriver au bivouac vers 17h-18h, dans le respect de la réglementation du parc que nous détaillons plus loin. Distance : environ 6 kilomètres.
Nuit au bivouac. S’installer aux abords du lac principal, en respectant les règles précisées ci-dessous. Le dîner peut se faire en observant le coucher du soleil qui illumine les faces rocheuses environnantes. Le ciel étoilé est particulièrement remarquable dans le secteur, avec la Voie lactée bien visible par nuit claire.
Jour 2 : passage du col de Pétarel et boucle retour. Après démontage matinal du bivouac (avant 9h, obligatoire), monter au col de Pétarel (2 430 m) en environ 1 heure de marche depuis les lacs, avec 320 mètres de dénivelée positive supplémentaires.
La vue depuis le col est exceptionnelle, avec panorama sur les vallons voisins, notamment le vallon des lacs de Crupillouse en contrebas nord. Distance depuis le bivouac : environ 2 kilomètres.
Descente et retour. Depuis le col de Pétarel, suivre le balisage jaune-rouge (attention, on quitte le GR de pays qui continue tout droit vers l’Ubac : à cette bifurcation, un panneau parfois détérioré indique un col secondaire qui permet le retour vers Les Portes).
Compter 3 à 3h30 de descente sur environ 12 kilomètres, avec 1 200 mètres de dénivelée négative cumulée. La descente est raide sur la partie supérieure, avec un terrain rocheux friable qui demande une vigilance particulière, particulièrement dans les 30 dernières minutes qui approchent du parking. Total du jour 2 : environ 5-6 heures de marche selon le rythme.
Les règles strictes du Parc national des Écrins
Le vallon de Pétarel se trouve intégralement dans la zone cœur du Parc national des Écrins, l’une des zones les plus protégées de France métropolitaine.
La réglementation du bivouac y est particulièrement stricte et son non-respect peut entraîner des amendes conséquentes (jusqu’à 1 500 euros dans certains cas de récidive). Il est absolument essentiel de connaître ces règles avant de partir.
Horaires du bivouac : la tente ne peut être montée qu’à partir de 19h et doit être démontée au plus tard à 9h le lendemain matin. Un randonneur qui arrive à 15h aux lacs doit attendre 19h pour installer sa tente, même si la marche recommence dans quelques heures. Cette règle vise à limiter la présence visuelle des campeurs pendant la journée et à protéger la tranquillité des lieux pour les autres randonneurs de passage.
Position du bivouac : la tente doit être installée à plus d’une heure de marche des limites du parc, et à distance raisonnable des chemins fréquentés et des ruisseaux (pour éviter les pollutions accidentelles). Aux lacs de Pétarel, tout le pourtour des lacs se trouve à bonne distance des limites du parc, ce qui simplifie la question. Éviter cependant de s’installer directement sur les berges des lacs (impact écologique) et privilégier les zones herbeuses en léger retrait.
Feux strictement interdits : aucun feu, quel qu’il soit, n’est autorisé dans la zone cœur du parc. La cuisine doit se faire exclusivement au réchaud à gaz. Attention également aux mégots de cigarettes qui doivent être rapportés (les briquets sont également interdits d’usage en dehors du strict allumage du réchaud).
Déchets : absolument tous les déchets doivent être rapportés, y compris les déchets organiques (peaux de banane, coquilles de noix, épluchures de fromage). Pour les besoins physiologiques, creuser un trou de 15-20 centimètres avec le talon, y déposer ses déjections, reboucher avec la terre extraite. Le papier toilette doit impérativement être rapporté dans un sachet ziploc étanche, comme nous le détaillions dans notre récent article sur les cinq stratégies pour randonner peinard face à la surfréquentation.
Faune sauvage : ne jamais nourrir les marmottes, chamois, bouquetins observés autour des lacs. Ne pas s’approcher à moins de 100 mètres, particulièrement en période de reproduction (mai-juin) et de préparation à l’hiver (septembre-octobre). Photos et jumelles pour l’observation, pas d’approche directe.
Chiens interdits : les chiens sont interdits dans toute la zone cœur du Parc national des Écrins, même en laisse, en raison des impacts sur la faune sauvage. Cette règle s’applique aux randonneurs de passage comme aux propriétaires de résidences secondaires du village. Comme nous le détaillions dans notre article sur la réglementation en Corse et ses amendes jusqu’à 1 500 euros, les parcs nationaux français ont considérablement durci leurs contrôles en 2026.
Où bivouaquer précisément aux lacs de Pétarel ?
Plusieurs emplacements permettent d’installer sa tente autour des quatre lacs de Pétarel, avec des qualités et des inconvénients spécifiques. Voici les principales options identifiées par les randonneurs habitués du secteur.
Autour du lac principal (le plus grand des quatre) : plusieurs zones herbeuses plates en léger retrait de la berge nord et est offrent des emplacements de bivouac corrects, avec vue directe sur les autres lacs et sur le Pic de l’Olan au lever du soleil. Attention au vent d’ouest qui peut être soutenu en fin d’après-midi et en début de soirée : privilégier les emplacements légèrement abrités par des blocs rocheux ou de petits reliefs.
Entre le lac principal et le second lac : petite zone plate à environ 5 minutes de marche du lac principal, moins exposée au vent, offrant un compromis entre panorama et confort. Emplacement souvent recherché en cas de météo instable.
Côté ouest du cirque : zones herbeuses en pente douce, avec vue moins directe sur les lacs mais lumière du soleil couchant plus longue en fin de journée. Emplacement plus tranquille en cas de bivouac les week-ends d’été.
Précautions gouvernant tous les emplacements : ne pas s’installer sur les mousses ou herbes fragiles qui mettront des années à se régénérer, choisir des zones déjà légèrement dégradées (traces de bivouacs antérieurs) pour concentrer l’impact, ne jamais creuser de tranchées d’évacuation d’eau autour de la tente. Comme nous le mentionnions dans nos récents articles sur les neuf essentiels sécurité pour randonneur solo et sur l’accident du randonneur empalé sur son bâton sur le Granite Peak, la précaution en montagne commence par le respect scrupuleux des règles environnementales locales.
Le repas au bivouac : lyophilisé et matériel léger
Pour un bivouac de 2 jours en autonomie totale sans possibilité de ravitaillement, les repas lyophilisés constituent probablement la solution la plus efficace en 2026. Ils combinent légèreté (150-200 grammes par repas complet), apport calorique adapté (500-600 calories par sachet), longue conservation (jusqu’à 6 ans de date limite pour les meilleures marques), simplicité de préparation (versement d’eau bouillante, attente 8-10 minutes).
Marques recommandées disponibles en France : Trek’n Eat (marque allemande, disponible chez Décathlon et sur les sites spécialisés), Lyophilise.co (marque française récente au bon rapport qualité-prix, gamme diversifiée avec desserts et petits-déjeuners inclus), Voyager (marque française établie), MX3 (marque suisse haut de gamme). Compter 8-14 euros par repas selon la marque et la gamme. Un pack de 5 à 10 repas pour un bivouac de plusieurs jours revient à 40-140 euros selon les choix.
Matériel de cuisine léger recommandé : réchaud à gaz canister ultra-léger (BRS 3000T à 20-40 euros et 25 grammes seulement, MSR PocketRocket 2 à 50-70 euros et 73 grammes), popote titane ou aluminium avec échelle graduée (Toaks 550ml titane à 30-40 euros et 70 grammes), briquet tempête ou allumettes étanches en secours (10-15 euros), longue cuillère titane (10-15 euros) qui atteint le fond des sachets sans se salir la main.
Cartouches de gaz : pour un bivouac de 2 jours avec 4 repas chauds (dîner + petit-déjeuner) et 4 boissons chaudes, compter environ 30-40 grammes de gaz consommés. Une cartouche de 100 grammes (5-8 euros selon les revendeurs) est largement suffisante et laisse une marge de sécurité confortable. Choisir un abri du vent au moment de faire bouillir l’eau (derrière la tente, dans une petite dépression, entre des pierres) permet de diviser par 2 ou 3 la consommation de gaz. Ne jamais utiliser le réchaud à l’intérieur de la tente : risque d’asphyxie par monoxyde de carbone et de mise à feu accidentelle.
Volume d’eau bouillante : la plupart des lyophilisés demandent 300-350 millilitres d’eau bouillante versée directement dans le sachet. Bien remuer avec la cuillère longue pour dissoudre les grumeaux, refermer hermétiquement, attendre 8 à 10 minutes en repositionnant le sachet debout dans une chaussure ou un sac isotherme pour préserver la chaleur.
Où dormir et manger avant/après ? La Chapelle-en-Valgaudémar
Pour maximiser l’expérience de cette boucle 2 jours, l’idéal est de dormir la veille au village de La Chapelle-en-Valgaudémar (1 083 mètres d’altitude), afin de partir reposé le lendemain matin et de profiter également d’un vrai repas de récupération au retour.
Auberge du Mont Olan : établissement familial situé au cœur du village, particulièrement recommandé par les randonneurs habitués du secteur. Cuisine régionale traditionnelle (tourtons, ravioles, tommes locales, gâteaux aux noix), ambiance chaleureuse, accueil personnalisé. L’établissement propose également des chambres d’hôtes (compter 65-85 euros la nuit selon la saison). Réservation vivement recommandée en été (juillet-août), ambiance familiale garantie. Contact via l’office de tourisme du Valgaudémar.
Refuge de Gioberney (2 000 mètres, en fond de vallée) : refuge historique du Club Alpin Français, très bien tenu, base classique pour les alpinistes du secteur. Peut également accueillir des randonneurs de passage en demi-pension. Compter 45-65 euros la nuit selon le confort choisi. Ambiance internationale et sportive, ouvert de juin à septembre selon les conditions.
Refuge de Vallonpierre : refuge d’altitude accessible en 3-4 heures depuis Le Casset (fond de vallée), pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience sur 3 jours en combinant Pétarel et Vallonpierre. Compter 40-55 euros la nuit demi-pension. Réservation obligatoire l’été.
Autres hébergements : quelques gîtes ruraux et locations saisonnières disponibles à La Chapelle-en-Valgaudémar (via Airbnb, Gîtes de France, Clévacances). Compter 60-120 euros la nuit selon la saison et le confort. Vérifier l’accès en voiture, plusieurs hameaux du village n’étant accessibles qu’en fin de saison estivale (mai-septembre uniquement pour certains).
La descente : attention au col de retour
La descente depuis le col de Pétarel jusqu’au parking des Portes présente plusieurs points de vigilance qu’il est essentiel de connaître avant de partir. Elle constitue probablement la partie la plus technique de l’itinéraire, plus difficile que la montée du premier jour.
Le premier point critique se situe à la sortie du col de Pétarel. Un premier chemin apparemment évident continue tout droit et descend vers l’Ubac par le GR de pays. Ce n’est pas cette direction qu’il faut prendre pour la boucle de retour à Les Portes : elle prolongerait considérablement le parcours et impliquerait une remontée conséquente pour rejoindre l’itinéraire prévu. Le bon chemin est marqué par un balisage jaune et rouge (croix jaune-rouge sur pierre ou tronc), moins visible que le balisage GR classique, et bifurque vers le sud-ouest. Un panneau parfois détérioré au niveau de la bifurcation indique le col secondaire de retour.
Le deuxième point critique concerne la nature du terrain sur la descente principale. Il s’agit d’un sentier raide sur roche friable, avec passages parfois glissants même par temps sec. Utiliser des bâtons de randonnée avec rondelles pour bien accrocher, resserrer ses lacets de chaussures avant d’attaquer la descente (les pieds ne doivent absolument pas glisser dans les chaussures pour éviter les traumatismes des orteils), descendre à petit pas contrôlé plutôt qu’en dévalant à grandes enjambées.
Le troisième point critique concerne la fin de descente, dans les 30-45 dernières minutes avant le parking. Le sentier devient plus étroit, avec un revêtement plus glissant sur terre humide. C’est probablement le tronçon où le plus grand nombre d’accidents surviennent, précisément au moment où la vigilance baisse à l’approche de la voiture. Rester concentré jusqu’au bout, comme nous le rappelions dans notre récent article sur l’accident du randonneur empalé sur son bâton sur le Granite Peak dont la chute est survenue précisément dans un moment de baisse d’attention.
Durée totale de la descente : compter 3 à 3h30 en marche régulière, éventuellement 4 heures avec des pauses fréquentes. Départ du col de Pétarel recommandé au plus tard vers 11h-12h le jour 2 pour éviter d’atteindre le parking en fin d’après-midi trop tardive.
Conseils météo et saison optimale
La fenêtre optimale pour cette boucle s’étend de mi-juin à mi-septembre, avec le pic de qualité en juillet-août-début septembre. Voici les points saisonniers à connaître.
Juin : quelques névés résiduels peuvent encore être présents dans les zones ombragées du cirque des lacs et au niveau du col de Pétarel. Vérifier les conditions auprès du Bureau des Guides des Écrins ou de l’office de tourisme du Valgaudémar avant de partir. Belle floraison alpine, températures agréables, journées longues (17h de jour).
Juillet-août : conditions généralement optimales, températures diurnes de 15-20°C aux lacs (2 100 m), nuits fraîches (5-10°C). Attention aux orages d’après-midi typiques des Alpes en été : partir tôt le matin, atteindre le col avant 12h idéalement. Comme nous le mentionnions dans notre récent article sur les cinq règles d’or pour randonner à 35°C, la canicule répétée depuis 2019 impose des adaptations aux pratiques classiques.
Septembre : conditions souvent excellentes, avec ciel plus stable qu’en été, températures encore correctes (10-15°C jour, 0-5°C nuit), foule considérablement réduite. Attention aux premières chutes de neige qui peuvent survenir dès mi-septembre en cas d’année froide. Journées qui raccourcissent : partir plus tôt le matin.
Précautions générales : consulter Météo France Chamois Alpes (bulletin dédié aux massifs de haute montagne) et l’application Météo Blue les 3 jours précédant le départ. En cas de risque d’orage annoncé pour la soirée du bivouac ou la journée du col, reporter la sortie. La vallée du Valgaudémar est sujette à des évolutions météo rapides, avec des dégradations qui peuvent survenir en 2-3 heures seulement.
Massif : Parc national des Écrins, vallée du Valgaudémar (Hautes-Alpes)
Point de départ : parking des Portes, La Chapelle-en-Valgaudémar (1 100 m)
Distance totale : environ 20 kilomètres sur 2 jours
Dénivelé cumulé : 1 500 à 1 800 mètres D+ selon la variante empruntée
Point culminant : col de Pétarel 2 430 mètres
Durée : 5h de marche jour 1 + 5-6h de marche jour 2
Bivouac : autour des lacs de Pétarel à 2 100 m
Difficulté : modérée à sportive (descente technique jour 2)
Saison : mi-juin à mi-septembre
Règles Parc : tente uniquement 19h-9h, aucun feu, chiens interdits, tout emporter
Hébergement conseillé : Auberge du Mont Olan à La Chapelle-en-Valgaudémar
Budget total : 100-200 euros par personne (matériel bivouac hors initial)
Attention : ne pas confondre au col de Pétarel le GR de pays continuant vers l’Ubac avec le balisage jaune-rouge du col de retour. Ne pas descendre par le sentier à priori évident : suivre le balisage secondaire vers le sud-ouest.
L’idée à retenir
Le vallon des lacs de Pétarel constitue probablement l’une des meilleures alternatives aux hauts lieux saturés du Parc national des Écrins pour un bivouac de 2 jours en 2026.
La combinaison unique de son accessibilité modérée, de ses paysages exceptionnels, de son ambiance préservée et de sa proximité d’un vrai village de montagne authentique (La Chapelle-en-Valgaudémar) en fait probablement l’un des meilleurs itinéraires découvertes pour un randonneur intermédiaire qui souhaite s’initier au bivouac en autonomie.
Le respect scrupuleux des règles du Parc national des Écrins (bivouac 19h-9h uniquement, aucun feu, tout emporter) constitue la condition non négociable de cette expérience, tant pour préserver l’environnement fragile que pour éviter les amendes conséquentes en cas de contrôle.
Comme nous l’évoquions dans nos récents articles sur la surfréquentation en montagne et sur la réglementation en Corse, la préservation des espaces protégés français dépend probablement autant du comportement individuel des randonneurs que des politiques publiques mises en place.
Pour l’été et l’automne 2026, ou pour la saison 2027 selon les projets, la boucle des lacs de Pétarel offre l’occasion de découvrir un secteur méconnu des Écrins qui rivalise en beauté avec les destinations plus médiatisées. Un choix intelligent pour tout randonneur qui souhaite conjuguer aventure, respect de l’environnement et découverte territoriale profonde.
Bonne préparation, belle saison rando dans le Valgaudémar. Cet article n’a pas vocation à remplacer un topo officiel : pour les questions techniques précises, consulter les publications spécialisées (guide FFRandonnée Écrins, cartes IGN Top 25 3437ET Champsaur-Valgaudémar) et les topos en ligne (Visorando, Camptocamp) à jour au moment du départ.
- Parc national des Écrins, réglementation et informations pratiques
- Office de tourisme du Valgaudémar, hébergements et informations locales
- Visorando, topo détaillé des lacs de Pétarel
- Camptocamp, comptes-rendus et retours d’expérience
- IGN, carte Top 25 3437ET Champsaur-Valgaudémar

