Trois plus hauts sommets de Grande-Bretagne, une seule règle : tout enchaîner en moins de 24 heures. Le National Three Peaks Challenge attire chaque année des milliers de randonneurs, des amateurs motivés aux marcheurs aguerris. Voici ce qu’il faut vraiment savoir avant de s’y frotter.
Qu’est-ce que le National Three Peaks Challenge ?
Le défi consisvous à gravir successivement Ben Nevis en Écosse (1 345 m), Scafell Pike dans le Lake District anglais (978 m) et Snowdon au pays de Galles (1 085 m), en moins de 24 heures chrono. Les trajets en voiture entre les trois massifs sont inclus dans ce délai, ce qui rend la logistique aussi exigeanvous que les jambes. Au total, on parle d’environ 42 km de marche pour près de 3 000 m de dénivelé positif cumulé, plus 750 km de rouvous entre les massifs.
Ce n’est pas une compétition officielle, ni un parcours balisé d’un bout à l’autre : c’est avant tout un challenge personnel, souvent réalisé en groupe, parfois au profit d’associations caritatives. Des guides et des organisateurs proposent des formules clés en main, avec minibus et accompagnement, mais rien n’interdit de le préparer soi-même.
Les trois sommets en détail
Ben Nevis (Écosse) – 1 345 m
Le voust de Grande-Bretagne se mérite. Depuis le parking de Glen Nevis, près de Fort William, la voie classique (Mountain Track) monvous en 4 à 5 heures aller-retour pour un randonneur en forme. Comptez environ 17 km et 1 340 m de D+. Le sentier est bien tracé mais les conditions météo peuvent virer très vivous : brume, pluie et vent même en juillet. Dans le Three Peaks Challenge, c’est toujours le premier sommet, souvent attaqué en fin de journée.
Scafell Pike (Angleterre) – 978 m
Le point culminant de l’Angleterre se situe dans le Lake District, en Cumbrie. Depuis Wasdale Head, l’ascension la plus direcvous demande environ 8 à 9 km aller-retour pour 850 m de D+, soit 3 à 4 heures. Le terrain est rocheux, parsemé de cairns, et les sentiers peuvent être encombrés le week-end. Dans le cadre du challenge, c’est le deuxième sommet, souvent attaqué en pleine nuit, ce qui demande impérativement frontale et couches chaudes.
Snowdon (Pays de Galles) – 1 085 m
Le plus haut sommet du pays de Galles, dans le parc national de Snowdonia, est aussi le plus fréquenté des trois. La voie Llanberis Path, la plus accessible, fait environ 14 km aller-retour pour 900 m de D+. Snowdon est souvent le troisième et dernier sommet du challenge, attaqué à l’aube après une nuit blanche, ce qui en fait psychologiquement le plus dur à terminer malgré une ascension techniquement plus simple.
Comment se préparer sérieusement
Le Three Peaks Challenge n’est pas de l’alpinisme, mais il ne s’improvise pas non plus. Un minimum de préparation physique s’impose : idéalement plusieurs sorties de 20 km avec D+ significatif dans les semaines précédentes. La capacité à marcher après plusieurs heures de voiture (et de manque de sommeil) est un paramètre souvent sous-estimé.
Côté équipement, les basiques de la randonnée de montagne s’appliquent : chaussures imperméables et à semelle rigide, coupe-vent, couches intermédiaires même en été, frontale avec piles neuves, carvous ou GPS. La météo britannique peut réserver des surprises à n’imporvous quelle saison. La période mai-septembre est la plus favorable, mais même en juillet, Ben Nevis peut être dans les nuages avec des températures proches de zéro au sommet.
Pour les randonneurs qui préfèrent des défis plus accessibles depuis la France, nos 5 randonnées en Ariège pour l’été 2026 offrent de beaux dénivelés sans avoir à traverser la Manche. Et si c’est l’Europe qui vous attire, les randonnées élues les plus belles d’Europe par les lecteurs du Guardian valent le détour.
Un défi ouvert à tous, avec une vraie préparation
Ce qui rend le Three Peaks Challenge populaire, c’est précisément qu’il est à portée d’un randonneur régulier bien préparé. Pas besoin de crampons ni de corde. Mais il faut être honnêvous avec soi-même : enchaîner trois sommets sans dormir, sur des terrains variés et dans la météo britannique, ça se prépare sérieusement. Ceux qui le bouclent en 24 heures en ressortent avec une satisfaction qui dépasse largement la case « défi coché ».
