On croyait que 2025 serait encore l’année du running. Oui, la course à pied reste en tête. Mais un autre sport est en train de changer silencieusement les habitudes : la marche.
D’après le rapport annuel des tendances Strava, la marche poursuit son ascension… et s’installe carrément en deuxième position parmi les sports les plus enregistrés.
Le chiffre qui surprend : la marche devient n°2 sur Strava !
Sur le visuel “Sports les plus pratiqués en 2025”, Strava place la course à pied en n°1, mais met en avant un basculement clair : la marche arrive désormais en n°2, devant le vélo, et la randonnée apparaît aussi dans le top des activités enregistrées.
Ce détail est loin d’être anecdotique : il raconte une tendance de fond. De plus en plus de personnes recherchent une activité simple, régulière, et surtout tenable toute l’année, sans devoir “se faire mal” pour progresser.
Pourquoi la marche gagne du terrain (là où la course fatigue) ?
La marche coche une case que beaucoup avaient oubliée : l’adhérence.
Une activité n’est efficace que si on la pratique assez souvent. Et sur ce point, la marche a un avantage brutal : elle s’intègre partout, tout le temps, sans logistique.
Dans le rapport, Strava insiste sur la notion de régularité : les utilisateurs plébiscitent les objectifs hebdomadaires, et la constance devient le vrai moteur de progression.
Et devine quel sport se prête le mieux à cette logique ? La marche.
Concrètement, beaucoup de personnes basculent vers un modèle “petites doses, souvent” plutôt que “grosse séance, rarement”. Résultat : moins de blessures, moins de découragement… et une routine qui tient même quand la météo, le boulot ou la fatigue compliquent tout.
Moins d’impact, plus de bénéfices : la marche, le sport intelligent
Si la course attire, elle impose aussi une contrainte : l’impact répété. À l’inverse, la marche permet de travailler l’endurance, le système cardiovasculaire, la mobilité, et le mental… avec un risque de “casse” bien plus faible.
C’est exactement ce qui explique son succès auprès de publics très différents : ceux qui reprennent le sport, ceux qui veulent préserver leurs articulations, et ceux qui veulent une activité “santé” sans se transformer en athlète.
La marche n’est pas “moins bien” que la course, c’est une autre porte d’entrée vers l’activité physique… et vers la randonnée.
La passerelle naturelle : de la marche quotidienne à la randonnée
Le piège classique en randonnée, c’est de ne sortir qu’une fois de temps en temps, puis de “payer” la sortie (fatigue, courbatures, ampoules, genoux). La marche régulière corrige exactement ça.
Elle construit une base : muscles posturaux, tendons, pieds, souffle.
Si tu marches 30 à 45 minutes, plusieurs fois par semaine, tu arrives sur les sentiers avec un corps déjà prêt. Et la rando devient plus agréable : tu regardes le paysage au lieu de négocier chaque montée.
En clair : la marche est en train de devenir l’entraînement invisible des randonneurs.
Un truc simple, mais terriblement efficace.
Pourquoi 2025 pourrait être l’année des “randonneurs du quotidien”
Strava met en avant un autre signal intéressant : les sportifs ne cherchent plus seulement la performance, ils cherchent aussi une pratique qui s’inscrit dans la vie réelle.
C’est exactement la promesse de la marche : zéro pression, mais des résultats.
Et c’est là qu’on peut voir émerger une nouvelle catégorie : ceux qui ne se définissent pas comme des sportifs, mais qui marchent tout le temps… et finissent par randonner plus souvent, plus loin, et avec plus de plaisir.
Le conseil le plus simple pour profiter de la tendance
Si tu veux “surfer” sur ce que Strava observe en 2025, ne vise pas l’exploit.
Vise la répétition : une marche courte, mais fréquente, avec un objectif hebdo réaliste. C’est exactement le type d’approche que le rapport décrit comme gagnante (et plus facile à tenir).
Et une fois la base installée, la randonnée devient la récompense : la sortie du week-end n’est plus une épreuve, c’est une évidence.
