La fin des vacances à la plage ? De plus en plus de voyageurs font ce choix inattendu

homme randonneur

Fini le transat et le roman de plage. Une majorité de voyageurs préfère désormais repartir avec des ampoules aux pieds plutôt qu’un coup de soleil dans le dos.

Euronews a analysé ce basculement vers les vacances actives, et pour nous, randonneurs, c’est une excellente nouvelle.

Le sac à dos détrône la serviette de bain

Selon une analyse publiée par Euronews Travel en mars 2025, la demande pour les séjours actifs et d’aventure progresse nettement au détriment des classiques séjours balnéaires.

Le phénomène n’est pas marginal : il touche toutes les tranches d’âge, avec une accélération notable chez les 40-65 ans, précisément ceux qui ont envie de profiter de leurs congés pour se dépenser vraiment, pas seulement pour recharger leur bronzage.

La randonnée pédestre tire son épingle du jeu dans ce mouvement. Accessible sans équipement technique spécifique, modulable selon le niveau, gratuite pour l’essentiel, elle coche toutes les cases d’une escapade active qui ne nécessite ni billet d’avion ni hôtel cinq étoiles. Un parking de départ, un balisage GR ou PR, et c’est parti.

Ce que ça change concrètement pour planifier votre prochaine randonnée

Cette montée en popularité a un revers concret sur le terrain : certains sentiers emblématiques, notamment dans les Alpes, les Pyrénées ou en Bretagne littorale, se retrouvent nettement plus fréquentés en haute saison.

Si vous visez juillet ou août sur un itinéraire connu, partez tôt le matin, comptez les voitures au parking de départ et privilégiez les variantes moins balisées sur votre carte IGN 1:25 000.

L’alternative, et c’est le vrai tuyau du moment, c’est de décaler la saison. Septembre et octobre offrent souvent les meilleures conditions en moyenne montagne : sentiers dégagés, lumière rasante magnifique, refuges encore ouverts mais moins bondés.

Un D+ de 800 mètres sur un PR de 16 km se digère beaucoup mieux à 18°C qu’en pleine canicule d’août.

La rando, un antidote naturel au surtourisme

Paradoxalement, plus les voyageurs cherchent l’aventure, plus les sentiers hors des circuits classiques reprennent de la valeur.

Les topoguides des Vosges, du Massif central ou des Ardennes belges n’ont jamais été aussi pertinents. Ces massifs offrent des sorties de 10 à 20 km avec 400 à 700 mètres de D+, un balisage sérieux, des points d’eau fiables et une densité de randonneurs très raisonnable même en plein été.

La tendance relevée par Euronews pointe aussi vers un besoin de sens dans le voyage. On ne veut plus juste voir un paysage depuis une terrasse, on veut le traverser, le sentir sous ses semelles.

C’est exactement ce que propose une bonne journée de marche : un engagement physique réel, une progression mesurable au GPS ou à la carte, et cette satisfaction particulière d’arriver au sommet ou au bout du topo en ayant tout fait à la force des jambes.

Bon à savoir : Si la fréquentation des sentiers augmente, les offices de tourisme de montagne et les parcs naturels régionaux publient de plus en plus de données en temps réel sur l’affluence. Consultez-les avant de partir, comme vous consulteriez le bulletin météo.
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