Cette destination vient d’être élue meilleure du monde pour la randonnée

nouvelle zélande

Un classement mondial vient de désigner le meilleur pays au monde pour partir randonner, en croisant des critères concrets : qualité des sentiers, accessibilité, notes des utilisateurs et beauté des paysages.

Si tu cherches ta prochaine grande destination rando, cette étude mérite qu’on s’y attarde sérieusement. Et comme le montrait déjà notre article sur les alternatives européennes à Compostelle, les grandes destinations de randonnée ne sont pas toujours là où on les attend.

Comment ce classement a-t-il été établi ?

L’étude publiée par Travel + Leisure s’appuie sur une analyse des sentiers les mieux notés à l’échelle mondiale. Les chercheurs ont croisé plusieurs paramètres : la densité de routes et chemins accessibles, la qualité des avis laissés par des randonneurs réels, la diversité des paysages traversés et la facilité d’accès aux départs de sentiers. Ce n’est donc pas un palmarès subjectif basé sur la réputation touristique générale d’un pays, mais bien une évaluation centrée sur l’expérience concrète du marcheur.

Ce type de méthodologie est intéressant parce qu’il prend en compte ce qui compte vraiment sur le terrain : est-ce que les sentiers sont bien balisés, bien entretenus, accessibles sans voiture de location haut de gamme ou guide professionnel ? Est-ce que les paysages tiennent leurs promesses sur toute la longueur du parcours, pas seulement sur la photo de couverture du topo ?

Et le pays élu, c’est lequel ?

D’après l’analyse de Travel + Leisure, c’est la Nouvelle-Zélande qui décroche la première place. Le pays cumule des atouts difficilement égalables : des sentiers officiels de grande qualité, un réseau de « Great Walks » accessible à des randonneurs de tous niveaux, des paysages qui enchaînent fjords, volcans, forêts primaires et côtes sauvages sur un territoire relativement petit, et une culture outdoor profondément ancrée dans les habitudes locales. Le tout avec une infrastructure d’hébergement en refuge souvent très bien pensée.

Les Great Walks néo-zélandaises sont au nombre de dix, gérées par le Department of Conservation (DOC). Parmi elles, le Milford Track (53,5 km, 4 jours, dans le Fiordland), souvent présenté comme « le plus beau trek du monde », ou encore le Routeburn Track (32 km, 2 à 4 jours) qui traverse deux parcs nationaux. Les refuges (« huts ») jalonnent ces itinéraires, rendant l’autonomie beaucoup plus légère qu’en France où bivouaquer reste souvent la seule option en haute montagne.

Ce que ça change pour un randonneur français

La Nouvelle-Zélande, c’est un voyage au long cours. Comptez un vol d’environ 24 heures depuis Paris, et un budget conséquent dès lors qu’on quitte l’Europe. Mais pour un randonneur qui rêve d’une grande aventure, le rapport qualité-dépaysement est difficilement discutable. La saison idéale pour randonner correspond à l’été austral, soit de novembre à avril, ce qui coïncide souvent avec des périodes creuses en France.

L’accessibilité est un vrai argument : les Great Walks sont ouvertes à des marcheurs sans expérience alpine, avec des dénivelés raisonnables et des refuges confortables réservables en ligne. Rien à voir avec une expédition en haute altitude. Un randonneur habitué aux GR de France se retrouvera vite à l’aise sur ces sentiers, avec toutefois une attention particulière à porter aux conditions météo, connues pour changer très vite dans le Fiordland.

Pour ceux qui préfèrent rester en Europe, rappelons que le Portugal réserve aussi de belles surprises avec des parcs nationaux méconnus et des paysages d’une qualité rare, pour un budget bien plus contenu.

Faut-il changer ses plans de randonnée ?

Ce classement est une belle invitation à élargir sa carte mentale de randonneur. On a souvent tendance à penser que les Alpes, les Pyrénées ou les Dolomites concentrent toute la beauté du monde à pied. Ils en concentrent beaucoup, c’est certain. Mais un pays comme la Nouvelle-Zélande offre une expérience radicalement différente : moins de monde sur les sentiers que sur certains GR en juillet, un cadre naturel préservé et réglementé avec sérieux, et une logistique qui ne nécessite pas d’être alpiniste pour envisager plusieurs jours consécutifs en autonomie relative.

Pour les randonneurs qui hésitent encore à franchir le pas d’un voyage aussi lointain, une piste intermédiaire : commencer par les grands itinéraires européens encore peu fréquentés, histoire de tester l’itinérance sur plusieurs jours avant de plonger dans un trek en antipode. Et quoi qu’il en soit, soigner sa technique de marche avant un grand voyage reste une priorité, parce que comme le rappelle ce retour sur les erreurs de marche les plus courantes, les kilomètres mal exécutés finissent toujours par se payer.

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